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"Une aggravation continue et délibérée des tensions": la Russie appelle les États-Unis à ne pas "commettre une erreur fatale" avec le Venezuela

BFM A.B avec AFP
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Les États-Unis exercent une forte pression sur le Venezuela pour pousser au départ de son président Nicolas Maduro. Un blocus américain sur les "pétroliers sous sanctions" a notamment été annoncé mercredi, ce qui a poussé la Russie ce jeudi 18 décembre à défendre le Venezuela, un "pays ami".

Le ministère russe des Affaires étrangères a appelé ce jeudi 18 décembre les États-Unis à ne pas "commettre une erreur fatale" dans le contexte de la pression grandissante de Washington sur le Venezuela, "pays ami" de la Russie.

"Nous constatons une aggravation continue et délibérée des tensions autour du Venezuela, pays ami", a indiqué le ministère dans un communiqué, au lendemain de l'annonce d'un blocus américain au Venezuela sur les "pétroliers sous sanctions".

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Le ministère russe a dit compter sur l'administration Trump "pour ne pas commettre une erreur fatale et pour s'abstenir de glisser davantage vers une situation qui menace d'avoir des conséquences imprévisibles pour l'ensemble de l'hémisphère occidental".

Donald Trump veut pousser au départ Nicolas Maduro

Destiné à frapper Caracas au portefeuille, le blocus a été annoncé par le président américain Donald Trump, qui a massé depuis l'été dernier une flottille de navires de guerre au large des côtes du Venezuela.

L'administration Trump exerce une forte pression sur le pays et son gouvernement depuis des mois, cherchant à pousser au départ le président Nicolas Maduro, que Washington accuse d'être à la tête d'un vaste réseau de narcotrafic.

Les États-Unis ont notamment bombardé des embarcations en provenance du Venezuela, tuant au moins 95 personnes sans jamais prouver leur implication dans le trafic de drogue, et ont saisi la semaine dernière en mer des Caraïbes un pétrolier à destination de Cuba qui transportait du pétrole brut vénézuélien.

"Le Venezuela est notre allié"

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a pour sa part indiqué jeudi que Moscou considère la "montée des tensions dans la région" comme "potentiellement très dangereux".

"Le Venezuela est notre allié, notre partenaire, et nous sommes constamment en contact", a-t-il déclaré lors de son point presse quotidien, appelant "tous les pays de la région à la retenue afin d'éviter toute évolution imprévisible de la situation".

Le président russe Vladimir Poutine s'était entretenu par téléphone début décembre avec son homologue vénézuélien Nicolas Maduro, un fidèle allié, pour lui apporter son "soutien".