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"Nous ne visions pas l'enfant": la police américaine de l'immigration se défend après l'arrestation d'un enfant de cinq ans dont la photo est devenue virale

BFM TC avec AFP
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Le monde selon Trump
L'ICE a tenté de défendre l'arrestation d'un enfant de cinq ans, alors qu'il rentrait de l'école, ce mardi 20 janvier. Selon l'un des dirigeants de la police de l'immigration américaine, les agents ont "fait tout leur possible" pour éviter de séparer le père, originaire d'Équateur et présenté comme clandestin, et son fils.

L'image a enflammé les réseaux sociaux et les manifestations des opposants aux opérations antimigrants à Minneapolis (Minnesota). Un enfant de cinq ans, qui sortait de son école maternelle, a été arrêté par l'ICE (Immigration and Customs Enforcement), la police d'immigration américaine, ce mardi 20 janvier. Coiffé d'un bonnet bleu aux oreilles de lapin et un cartable sur le dos, le petit Liam Conejo Ramos a été emmené de force, avec son père, originaire d'Équateur.

Face à la vague de colère, le vice-président des États-Unis, JD Vance, en visite à Minneapolis a souhaité défendre l'agence fédérale, dont l'activité a été considérablement étendue depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche.

"Que devaient-ils faire (les agents de l'ICE)? Est-ce qu'ils devaient laisser un enfant de cinq ans mourir de froid? Est-ce qu'ils ne doivent pas arrêter un immigré clandestin aux États-Unis d'Amérique?", a interrogé JD Vance en conférence de presse.

"Nous avons besoin de la coopération de nos partenaires locaux pour faire baisser la température", a-t-il martelé.

Le garçon utilisé comme un "appât"?

Dans cette affaire, qui prend de l'ampleur, deux versions s'opposent concernant la prise en charge de l'enfant de cinq ans par la police de l'immigration. Zena Stenvik, responsable du réseau scolaire local, a accusé les autorités d'avoir utilisé le garçon comme "appât", en le faisant frapper à la porte de son domicile pour faire la famille qui s'y trouvait.

"Nous ne visions pas l'enfant", a insisté l'un des dirigeants de l'ICE, Marcos Charles, vendredi 23 janvier.

Il a affirmé que ses hommes avaient "fait tout leur possible pour le réunir avec sa famille", mais que celle-ci avait refusé de lui ouvrir.

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Les agents d'ICE l'auraient même "emmené manger dans un restaurant et ont passé des heures à s'assurer qu'il ne manquait de rien", a ajouté celui qui est chargé des opérations d'exécution et d'expulsion. Il précise que le garçonnet et son père, Adrian Conejo Arias, avaient été réunis plus tard dans un "centre familial en attendant l'issue de leur procédure d'immigration".

Leur avocat, Marc Prokosch, a assuré que la famille, qui compte aussi la mère et un frère aîné, a "fait ce qu'on lui avait demandé de faire [...] à chaque étape du processus d'immigration".

Au niveau international, le Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU s'est dit "sidéré par les mauvais traitements désormais quotidiens" envers les migrants, pressant Washington de "cesser les pratiques qui déchirent les familles".