"Grande stupidité": Donald Trump dénonce l'accord de restitution de l'archipel des Chagos par le Royaume-Uni à l'île Maurice
Le drapeau britannique (image d'illustration) - Photo par MATTHIEU DELATY / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP
Le président américain Donald Trump a qualifié mardi de "grande stupidité" l'accord de restitution des îles Chagos par le Royaume-Uni à l'île Maurice alors que lui-même envisage d'acquérir le Groenland.
"Le fait que le Royaume-Uni abandonne une terre extrêmement importante est un acte de GRANDE STUPIDITÉ, et s’ajoute à une très longue liste de raisons de sécurité nationale pour lesquelles le Groenland doit être acquis", a affirmé Donald Trump sur son réseau Truth Social.
"De façon stupéfiante, notre brillant allié de l’Otan, le Royaume-Uni, envisage actuellement de céder l’île de Diego Garcia, site d’une base militaire américaine vitale, à Maurice, et de le faire SANS AUCUNE RAISON", a écrit Trump.
"Acte de totale faiblesse"
"Il ne fait aucun doute que la Chine et la Russie ont remarqué cet acte de totale faiblesse", a estimé le président américain. "Ce sont des puissances internationales qui ne reconnaissent que la FORCE, raison pour laquelle les États-Unis d’Amérique, sous ma direction, sont désormais, après seulement un an, respectés comme jamais auparavant".
Dressant un parallèle entre l'archipel des Chagos et le Groenland, Trump a ajouté: "le Danemark et ses alliés européens doivent FAIRE CE QUI S’IMPOSE".
L'accord de restitution des Chagos, approuvé à l'époque par les Etats-Unis, a été signé par Londres en mai dernier. Selon ce texte, le Royaume-Uni restitue les Chagos à Maurice mais conserve un bail de 99 ans sur l'île principale, Diego Garcia, afin de maintenir une base militaire américano-britannique dans cette région stratégique.
L'accord de restitution des îles Chagos par le Royaume-Uni à l'île Maurice "garantit les opérations de la base américano-britannique de Diego Garcia pour des générations", a rétorqué mardi un porte-parole de Downing Street.
Le porte-parole a aussi rappelé que cet accord avait "été publiquement salué par les États-Unis, l'Australie et tous les autres alliés des Five Eyes (Canada, Nouvelle-Zélande), ainsi que par des partenaires internationaux clés, dont l'Inde, le Japon et la Corée du Sud".












