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Ebola: après plus de 1.000 morts, un traitement expérimental autorisé par l'OMS

BFM S.A. avec AFP
Ebola: feu vert de l'OMS pour les traitements expérimentaux

Ebola: feu vert de l'OMS pour les traitements expérimentaux - Sia Kambou - AFP

L'épidémie d'Ebola a franchi la barre des 1.000 morts, avec 1.013 décès et 1.848 cas dénombrés (confirmés, suspectés et probables) en Guinée, en Sierra Leone, au Liberia et dans une moindre mesure au Nigeria, selon le dernier bilan de l'OMS.

L'OMS approuve un traitement expérimental

Face à la violence de l'épidémie, l'OMS a approuvé l'emploi de traitements non homologués "Le comité a abouti au consensus estimant qu'il est éthique d'offrir des traitements non homologués dont l'efficacité n'est pas encore connue ainsi que les effets secondaires, comme traitement potentiel ou à titre préventif", explique l'Organisation mondiale de la santé.

Avant même l'annonce de l'approbation de l'OMS, les Etats-Unis avaient promis l'envoi au Liberia, l'un des pays les plus touchés par l'épidémie, d'un sérum expérimental, disponible en très faibles quantités, pour traiter les médecins libériens actuellement infectés. 

Le cap des 1.000 morts dépassé

Selon le dernier bilan de l'Organisation mondial de la santé, la barre des 1.000 morts a été franchi, avec 1.013 décès et 1.848 cas dénombrés mardi. Il y a eu 11 nouveaux cas et 6 décès en Guinée, 45 nouveaux cas et 29 décès au Liberia, pas de nouveaux cas ou de décès au Nigeria et 13 nouveaux cas avec 17 décès au Sierra Leone.

Mardi soir, la Guinée-Bissau a décidé de fermer ses frontières avec la Guinée, l'un des trois pays les plus durement touchés. De son côté, le Liberia s'est vu contraint de muscler son dispositif.

En Europe, le virus a fait un premier mort, un prêtre espagnol rapatrié jeudi dernier à Madrid. Le prête catholique Miguel Pajares, âgé de 75 ans, était le premier malade atteint du virus hémorragique a être rapatrié en Europe. Le missionnaire avait contracté le virus au Liberia où il travaillait dans l'hôpital Saint-Joseph de Monrovia dépendant de l'ordre religieux de Saint-Jean de Dieu.

Un coordinateur de l'ONU nommé

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a la nomination d'un coordinateur des Nations unies, le docteur britannique, David Nabarro pour gérer la crise. "Nous devons éviter la panique et la peur, il est possible d'arrêter Ebola", a-t-il assuré.

David Nabarro dispose d'une solide expérience dans le domaine des maladies contagieuses puisque c'est déjà lui qui avait géré la réponse de l'ONU lors des épidémies de grippe aviaire et de Sras en 2006 et 2003.

Balkany affirme qu'il y a des cas en France

Patrick Balkany a affirmé sur son site, que des cas d'Ebola avaient été recensés en France. Le député-maire UMP de Levallois citait notamment des "sources médicales fiables" selon lesquelles "plusieurs cas" de cette maladie "auraient été signalés sur le territoire français". Patrick Ballany assure avoir transmis ses informations à la ministre Marisol Touraine.

Sollicité après ces affirmations, le ministère de la Santé est resté formel: aucun cas de contamination par le virus Ebola n'a été recensé en France à ce jour.

l'essentiel

- Ebola a coûté la vie a plus de 1.000 personnes, principalement en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia.

- L'OMS a autorisé l'utilisation d'un traitement expérimental alors que l'ONU a nommé un coordinateur pour faire face à l'épidémie.

- En Europe, le virus a fait un premier mort, un prêtre espagnol rapatrié jeudi dernier à Madrid en provenance du Liberia.