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Christophe Gleizes condamné en Algérie: le décrivant comme "empathique", son frère dénonce "l'absurdité" de son incarcération

BFM Matthieu Heyman
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Le frère du journaliste français Christophe Gleizes décrit ce lundi "un amoureux des gens", dénonçant la "situation folle" après sa condamnation à sept ans de prison pour apologie du terrorisme.

C'est une "situation folle" qui relève de "l'absurdité", selon Maxime Gleizes, le frère du journaliste français Christophe Gleizes emprisonné en Algérie après sa condamnation à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme".

Journaliste indépendant qui collabore régulièrement avec So Foot et Society, Christophe Gleizes s'était rendu en Algérie en mai 2024 pour un reportage sur un club de foot de Kabylie. Il a été accusé d'avoir été en contact avec un membre d'une organisation classée terroriste par l'Algérie, ce qui lui vaut d'être aujourd'hui incarcéré.

"Une cellule de 10m² avec un co-détenu"

Sur BFMTV, ce lundi 7 juillet, Maxime Gleizes décrit son frère comme "un amoureux des gens, des voyages et de la vérité (...) pas du tout problématique". "Il fait évoluer le monde dans quelque chose de beau et réjouissant", raconte-t-il, décrivant son "rapport au continent africain très fort".

"Lorsque vous connaissez mon frère, c'est quelqu'un très empathique qui a une âme humaine très forte. L'accuser de terrorisme, c'est à des années-lumière de ce qu'il est", commente Maxime Gleizes.

Ému aux larmes, ce dernier note sur BFMTV l'importance de la mobilisation pour appeler à la libération de son frère. "Mes parents sont allés au cabinet de monsieur Barrot, on a leur soutien très fort. Ça fait chaud au cœur de se sentir soutenu par toutes les personnes de notre entourage proche mais aussi de la diplomatie française", explique-t-il. Désormais, Maxime Gleizes "espère que la mobilisation et l'action politique pourra changer la tendance actuelle", car "prendre sept ans de prison juste pour parler de foot, c'est un peu gros je trouve".

Sur notre antenne, il décrit les conditions d'emprisonnement de son frère, dans "une cellule de 10m² avec un co-détenu". "Il a la douche, la télévision. Il peut sortir deux heures le matin et deux heures l'après-midi", décrit Maxime Gleizes.

Désormais, ce dernier espère pouvoir rencontrer son frère en Algérie, mais obtenir des visas est "une procédure longue". "Si j'ai la possibilité de le voir en Algérie, j'irai de ce pas le serrer dans mes bras", souhaite-t-il, très ému.

Depuis sa condamnation, Christophe Gleizes purge sa peine dans la prison de Tizi Ouzou. Une pétition sur le site de Reporters sans Frontières appelant à la "libération immédiate" du Français a récolté 15.810 signatures.