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Afghanistan: au moins huit soldats tués par les talibans

BFM G.D. avec AFP
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- - Illustration - Des soldats afghans - Archives AFP

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L'attaque d'un camp de l'armée afghane a fait au moins huit morts et onze blessés parmi les soldats afghans.

Au moins huit soldats afghans ont été tués et 11 blessés vendredi dans le nord du pays, lors d'une attaque contre leur base revendiquée par les talibans, a indiqué le ministère de la Défense.

Selon le porte-parole du ministère Dawlat Waziri contacté par l'AFP, l'attaque conduite à la mi-journée par des hommes portant des uniformes" est survenue aux abords de Mazar-è-Sharif, la capitale du nord et "au moins un homme armé" continuait de résister en fin de journée.

Un homme arrêté

"Jusqu'à présent nous avons dénombré huit morts et 11 blessés, tous militaires, il n'y a aucune victime civile", a déclaré le général Waziri. "Il est difficile à ce stade de dire exactement combien étaient les assaillants", a-t-il ajouté. Selon lui, "un ennemi a été tué, un autre arrêté par les forces afghanes".

Le commandant du corps d'armée dans la province, le général Mohmand Katawazi, a également déclaré que les tirs continuaient "entre l'armée et les assaillants" en fin de journée. Plusieurs hélicoptères militaires survolaient le site et les ambulances évacuaient les corps des victimes, a constaté le correspondant de l'AFP.

Les talibans revendiquent l'attaque

Les talibans ont revendiqué l'opération dans un communiqué: "Vers 14H00 (09H30 GMT) nos moudjahhdines (combattants, ndlr) ont lancé une attaque complexe contre le corps d'armée stationné à Mazar-è-Sharif, dans la province de Balkh, tuant des dizaines de soldats" a écrit leur porte-parole Zabihullah Mujahib qui assurait alors, en milieu d'après-midi, que "l'attaque martyre se poursuivait".

La dernière attaque d'envergure contre un site militaire remonte à début mars avec un assaut coordonné plusieurs heures durant contre le principal hôpital militaire du pays à Kaboul. Elle avait fait officiellement une cinquantaine de morts, largement plus du double selon d'autres sources. L'opération avait été revendiquée par Daesh sans que cette responsabilité puisse être confirmée.