A l'ONU, Barack Obama et Vladimir Poutine défendent leurs positions sur la Syrie

Avant un tête-à-tête attendu avec Vladimir Poutine, Barack Obama s'est exprimé à la tribune de l'ONU. Évoquant principalement le conflit syrien, le président des Etats-Unis a dénoncé le soutien à des "tyrans" comme Bachar al-Assad, qui "massacre des enfants innocents", sous prétexte que l'alternative "serait pire". Une référence directe aux engagements russes vis-à-vis du régime syrien.
Alors que le conflit syrien va entrer en mars prochain dans sa cinquième année, la Russie a augmenté sa présence militaire dans le pays, déployant des troupes et des avions dans un des fiefs du régime. Moscou a aussi annoncé vouloir mettre en place une plateforme commune" contre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI). Une réunion aura lieu en octobre, incluant les Etats-Unis, la Russie, l'Arabie Saoudite, la Turquie et l'Egypte.
Obama "prêt à travailler" avec Poutine
"Nous ne souhaitons pas un retour à la Guerre froide" avec la Russie, a toutefois prévenu Barack Obama. Le président américain a insisté sur le "travail" qui était à faire en Syrie et sur la nécessité de "rejeter le terrorisme". "Ce travail va prendre du temps" a-t-il ajouté. Pour cela, il s'est dit "prêt à travailler" avec la Russie et l'Iran sur la Syrie. "Mais nous devons reconnaître qu'après tant de sang versé et de carnages, il ne peut y avoir un retour au statu quo d'avant la guerre", a-t-il ajouté.
Poutine défend la ligne russe
Intervenant peu après le président américain, Vladimir Poutine a défendu la position de la Russie, affirmant que refuser de coopérer avec le gouvernement syrien serait une "énorme erreur". Le président russe a demandé la création "d'une large coalition anti-terroriste", qui serait, selon lui, "semblable à celle contre Hitler", au cours de la Seconde guerre mondiale. Les pays arabes "y joueraient un rôle clé" a-t-il précisé.
Pour le président russe, "l’Etat islamique a été au départ nourri et choyé", estimant qu’il est "hypocrite de condamner le terrorisme tout en fermant les yeux sur la vente d’armes, la vente de pétrole".













