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Dossiers - Page 11

Des fleurs et messages déposés devant le collège de Lindsay.

Suicide de Lindsay

Lindsay, une adolescente scolarisée en 4e au collège Bracke-Desrousseau de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), s'est donné la mort le 12 mai 2023 en soirée à son domicile. Une "première situation de harcèlement" avait été signalée la concernant, "traitée par l'établissement", selon le rectorat. Elle avait débouché sur "une commission harcèlement et les sanctions adéquates avaient été prononcées", a-t-il ajouté. La famille de la collégienne estime pour sa part que "si chacun avait fait son travail pour protéger Lindsay, elle serait vivante". Elle a déposé trois plaintes contre la direction du collège, l'académie de Lille et les policiers chargés de l'enquête pour "non assistance à personne en péril". Une quatrième plainte vise le réseau social Facebook "complètement défaillant" en matière de modération des contenus et de lutte contre "les propos haineux", selon l'avocat de la famille, qui dénonce la poursuite du harcèlement contre Lindsay, notamment sur Instagram. Quatre mineurs ont été mis en examen dans ce dossier pour "harcèlement scolaire ayant conduit au suicide", dans le cadre d'une information judiciaire, avait annoncé le 25 mai 2023 le procureur de Béthune. Une personne majeure a elle été mise en examen pour "menaces de mort". Toutes ont été placées sous contrôle judiciaire Mis sous pression, le gouvernement a promis de faire du harcèlement scolaire une "priorité absolue" et d'accélérer son action pour renforcer son dispositif existant, jugé encore insuffisant. Reçue par Pap Ndiaye, la famille de Lindsay avait estimé que le ministre de l'Éducation n'avait pas été "sincère" et leur avait apporté une réponse "insuffisante". Ensuite reçue par Brigitte Macron à l'Élysée, Betty Gervois, la mère de Lindsay, a estimé avoir été "entendue et soutenue" par la Première dame. Cette dernière lui a demandé "de pouvoir travailler avec elle main dans la main pour continuer ce combat par des mesures concrètes", a expliqué l'avocat de la famille. La possibilité qu'elle devienne "ambassadrice du programme pHARe" de lutte contre le harcèlement a été évoquée, selon lui.

Philippine, jeune étudiante de 19 ans, dont le corps a été découvert sans vie le 21 septembre 2024, dans le bois de Boulogne à Paris.

Meurtre de Philippine

Philippine, une étudiante de 19 ans de l'université Paris-Dauphine, a été retrouvée morte le samedi 21 septembre dans le bois de Boulogne à Paris. La jeune femme avait disparu la veille alors qu'elle avait quitté le Crous de sa faculté pour se rendre chez ses parents à Montigny-le-Bretonneux (Yvelines). Un suspect, déjà condamné pour viol et inscrit le jeudi 19 septembre au fichier des personnes recherchées, a été interpellé le mardi 24 septembre en gare de Genève en Suisse. L'homme de 22 ans et de nationalité marocaine, était sous obligation de quitter le territoire français (OQTF) mais la demande de laissez-passer au Maroc, réalisée le 18 juin 2024, n'a pas été émise par le bon service. Il était entré en France de façon régulière via l'Espagne, avec un visa touristique valable du 13 juin 2019 au 27 juillet 2019, et du fait de sa minorité, il a été pris en charge par l'aide sociale à l'enfance du Val-d'Oise. Peu de temps après son arrivée sur le territoire français, il avait commis un viol sur une étudiante de 23 ans près d'un sentier forestier à Taverny (Val-d'Oise). Il avait été rapidement identifié par les enquêteurs de la Sûreté départementale du Val-d'Oise grâce à son ADN et interpellé. Après le procès, il avait été condamné à sept ans de prison.

Des voitures de police place de la Bastille à Paris, le 7 juillet 2024

Zone à trafic limité à Paris

Une Zone à trafic limité a pris effet le lundi 4 novembre 2024 à Paris pour interdire aux conducteurs en transit de traverser un secteur délimité. Quatre arrondissements de l'hypercentre parisien seront concernés. L'objectif est, à terme, de réduire considérablement le trafic automobile dans ce secteur. L'arrêté permettant la mise en place de cette ZTL a été signé par le préfet de police de Paris, Laurent Nunez, le 31 octobre. La ville de Paris espère ainsi réduire la circulation sur plusieurs boulevards particulièrement fréquentés de l'hypercentre, au grand dam des commerçants, des riverains et de l'opposition qui craignent les conséquences de cette mesure.

Les sauveteurs s'activent en Turquie et en Syrie afin de retrouver des survivants

Séismes en Turquie et en Syrie

Des milliers de personnes ont été tuées le lundi 6 février 2023 dans le sud-est de la Turquie et en Syrie voisine par un puissant séisme de magnitude 7.8, suivi quelques heures plus tard par une très forte réplique. La première secousse est survenue à 4h17 locales, dans le district de Pazarcik, dans la province de Kahramanmaras (sud-est), à 60 km environ à vol d'oiseau de la frontière syrienne. Des dizaines de répliques ont suivi, avant un nouveau séisme de magnitude 7.5, à 7h24, toujours dans le sud-est de la Turquie, à 4 km au sud-est de la ville d'Ekinozu. Selon l'institut géologique danois, les secousses ont été ressenties jusqu'au Groenland. Ce bilan ne cesse de s'alourdir, un très grand nombre de personnes restant piégées sous les bâtiments effondrés qui se comptent par milliers. La pluie et la neige, tombée à certains endroits en abondance, et la baisse attendue des températures rendent encore plus difficile le travail des secours, et la situation des habitants à la rue. Ce séisme est le plus important en Turquie depuis le tremblement de terre du 17 août 1999, qui avait causé la mort de 17.000 personnes, dont un millier à Istanbul. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé à l'union nationale, précisant que la Turquie avait reçu les offres d'aide de 45 pays. Il a décrété un deuil national de sept jours. Quant au gouvernement syrien, il a lancé un appel à l'aide à la communauté internationale. Du monde entier ont afflué les messages de soutien, du président américain Joe Biden à ses homologues russe Vladimir Poutine et chinois Xi Jinping, en passant par le pape François qui s'est dit "profondément attristé", ainsi que les propositions d'aide humanitaire et médicale.

Dossier - Le variant Omicron.

Covid-19: le variant Omicron

Le variant Omicron est une nouvelle version du SARS-CoV-2 (le coronavirus à l'origine du Covid-19) qui a été identifiée fin novembre au Botswana, puis en Afrique du Sud. Sa particularité, c'est son nombre élevé de mutations par rapport à la souche initiale du virus, dite de Wuhan, et les précédents variants, comme le Delta, qui domine largement les contaminations mondiales depuis l'été 2021. On ne sait pas précisément où et comment est apparu Omicron. Une hypothèse séduit de nombreux scientifiques: le virus aurait peu à peu muté à bas bruit dans l'organisme d'une personne immunodéprimée, un processus qui aurait mis plusieurs mois pour aboutir à une version nettement différente de la souche initiale. Ce nouveau variant est manifestement très contagieux. Il se propage "à un rythme que nous n'avons jamais vu avec aucun autre variant" et "se trouve probablement dans la plupart des pays", a averti mi-décembre Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). L'Afrique du Sud et ses voisins ont enregistré une flambée de cas de Covid avec l'arrivée d'Omicron, qui a aussi connu une avancée fulgurante dans plusieurs pays européens. C'est le cas du Danemark et du Royaume-Uni. Plus largement, Omicron pourrait être dominant en Europe d'ici à la mi-janvier, selon la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Va-t-il définitivement remplacer Delta? C'est une forte probabilité mais les scientifiques évoquent d'autres possibilités: qu'Omicron supplante un temps son prédécesseur mais finisse par lui laisser à nouveau la place ou que les deux variants coexistent comme c'est le cas pour certaines souches du virus de la grippe saisonnière. Source d'inquiétude: les mutations d'Omicron sont de nature à considérablement réduire l'immunité par anticorps contre le virus. Conséquence: il peut probablement réinfecter des personnes précédemment atteintes du virus et contaminer un nombre important de vaccinés. Plusieurs études récentes, faites en laboratoire, appuient cette dernière hypothèse. Elles montrent que le taux d'anticorps s'effondre face à Omicron chez des vaccinés avec Pfizer/BioNTech, Moderna, et, plus encore AstraZeneca ou Sinovac. Certes, une dose de rappel semble relancer nettement l'immunité par anticorps, comme l'ont notamment annoncé Pfizer et BioNTech, mais on est très loin de savoir à quel point cet effet perdure dans le temps. Toutefois, cela ne signifie pas que les vaccins perdent toute leur efficacité. Car les anticorps ne sont qu'un des volets de la réponse immunitaire, qui passe aussi par des cellules appelées lymphocytes T. Plus difficile à mesurer, cette "immunité cellulaire" n'en joue pas moins un rôle très important, notamment contre les formes graves de la maladie. De fait, une étude publiée en Afrique du Sud laisse penser que le vaccin Pfizer/BioNTech reste plutôt efficace contre les formes graves générées par Omicron, y compris après les deux premières doses.

Un agent de sécurité vérifie le pass sanitaire d'une femme qui entre sur un marché de Noël à Ajaccio (Corse), le 7 décembre 2021.

Pass sanitaire et pass vaccinal

Instauré en France en juin 2021 pour lutter contre l'épidémie de Covid-19, le pass sanitaire est devenu un sésame indispensable pour accéder à certains établissements recevant du public comme les restaurants, les salles de spectacles, les salles de sports ou encore pour réaliser des déplacements de longue distance en transports en commun (vols intérieurs, trajets en TGV, Intercités et trains de nuit, cars interrégionaux). Pour obtenir un pass sanitaire, il fallait initialement remplir l'un des trois critères suivants: bénéficier d'un schéma vaccinal complet ; disposer d'un test négatif récent - désormais de moins de 24 heures ; avoir été contaminé par le Covid-19 il y a au moins 11 jours et moins de 6 mois Depuis le 15 décembre 2021, les règles du pass sanitaire ont évolué pour les personnes âgées de 65 ans et plus, ainsi que les personnes vaccinées avec le vaccin monodose Jannsen. Pour conserver un pass sanitaire valide via la vaccination, ces personnes doivent avoir reçu une dose de rappel quand ils y sont éligibles. Cette règle concernera tous les adultes à partir du 15 janvier 2022. Ce pass sanitaire doit devenir début 2022 un "pass vaccinal", qui ne pourra être activé qu'avec un schéma vaccinal complet et non plus un simple test négatif, a annoncé le Premier ministre Jean Castex mi-décembre. "Désormais seule la vaccination sera valable dans le pass", a insisté le chef du gouvernement à l'issue d'un conseil de défense sanitaire. "Il n'est pas admissible que le refus de quelques millions de Français de se faire vacciner mette en risque la vie de tout un pays et entame le quotidien d'une immense majorité de Français qui a joué le jeu depuis le début de cette crise", a martelé le chef du gouvernement. Le projet de loi dédié à ce "pass vaccinal" devrait être examiné en Conseil des ministres le 5 janvier, puis débattu dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale à partir du lundi 10 janvier, avant d'être transmis au Sénat. L'exécutif espère son adoption d'ici fin janvier pour une entrée en vigueur "dans la foulée", selon Gabriel Attal. En parallèle, le gouvernement envisage d'étendre le pass sanitaire à toutes les entreprises - au-delà des secteurs de la santé et au contact du public comme c'est le cas aujourd'hui. Une initiative qui suscite la colère des oppositions, qui dénoncent un dispositif "inefficace", trop tardif, ou "punitif". Ce pass sanitaire se heurte à la problématique des trafics. Les forces de l'ordre ont mis au jour un total de 182.000 faux pass sanitaires depuis l'instauration du dispositif cet été, dans le cadre de 400 enquêtes, selon un nouveau bilan dressé fin décembre par le ministère de l'Intérieur. Face à la multiplication des faux pass sanitaires, police et gendarmerie ont renforcé leurs investigations numériques et répertorié d'autres modes opératoires, dont l'achat de faux certificats de vaccination sur internet et l'usage frauduleux d'un QR code attribué à un tiers. Les autorités traquent aussi les professionnels de santé ou agents administratifs qui fournissent de faux pass.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson lors d'un point presse, le 14 novembre 2021 à Londres

Boris Johnson

Boris Johnson est le Premier ministre du Royaume-Uni de 2019 à 2022. Ancien leader du Parti conservateur, il a été maire de Londres de 2008 à 2016 et secrétaire d'État aux affaires étrangères du Royaume-Uni de 2016 à 2018. Boris Johnson a régulièrement défrayé la chronique et l’actualité internationale pour ses positions rhétoriques controversées. Il est un défenseur ardent du Brexit et a été chargé par le Royaume-Uni d'obtenir un accord de sortie de l'Union européenne pour le 31 janvier 2020.

Des rescapés d'un puissant séisme à Marrakech, au Maroc, le 9 septembre 2023

Séisme au Maroc

Plus de 2100 personnes ont trouvé la mort dans un puissant séisme qui a frappé le Maroc dans la nuit du vendredi 8 au samedi 9 septembre 2023, provoquant d'énormes dégâts et semant la panique à Marrakech, haut lieu du tourisme, et plusieurs autres villes, selon un nouveau bilan officiel. Vendredi 8 septembre 2023 à 23h11, un tremblement de terre dont l'épicentre se situe dans la province d'Al-Haouz, frappe cette région montagneuse située au sud de la ville de Marrakech, destination très prisée de touristes étrangers. La secousse tellurique est de magnitude 6,8 selon l'Institut de géophysique américain (USGS) et de magnitude 7 selon le Centre marocain pour la recherche scientifique et technique (CNRST). Le séisme a provoqué d'importants dégâts dans plusieurs villes. Des images ont montré une partie d'un minaret s'est effondrée sur la célèbre place Jemaa el-Fna, cœur battant de Marrakech, faisant deux blessés. D'après les médias marocains, il s'agit du plus puissant séisme à frapper le royaume à ce jour. Le 24 février 2004, un séisme de 6,3 degrés sur l'échelle de Richter avait secoué la province d'Al Hoceima, 400 km au nord-est de Rabat, faisant 628 morts et provoquant d'importants dégâts matériels. Et le 29 février 1960, un tremblement de terre avait détruit Agadir, sur la côte ouest du pays, et fait plus de 12.000 morts, soit un tiers de la population de la ville.

Le député de l'Essonne Nicolas Dupont-Aignan a proposé ce lundi sur BFMTV ses solutions pour lutter contre le terrorisme islamiste en France trois jours après les attaques dans l'Aude qui ont fait quatre victimes et plusieurs blessés. Le pré...

Nicolas Dupont Aignan

Nicolas Dupont-Aignan a quitté l’UMP en janvier 2007 pour fonder son propre parti, Debout la République, qu’il rebaptise plus tard Debout la France. Un parti qui se réclame du gaullisme et du souverainisme. Maire de Yerres, dans l’Essonne, depuis 1995, il est aussi député et siège parmi les non-inscrits à l’Assemblée. Plusieurs fois candidat, aux élections européennes, à la présidentielle de 2012 et en 2017, Nicolas Dupont-Aignan a annoncé sa candidature dès septembre 2020 pour la présidentielle de 2020. Il se décrit comme un “candidat antisystème” et assure qu’il sera présent au second tour - et qu’importe s’il n’a obtenu que 1,79% des voix en 2012 et 4,75% en 2017. Il prône le contrôle des frontières, la baisse de l’immigration ou encore la valorisation du mérite. En matière de terrorisme, il veut l’assignation à résidence des personnes fichées S: “l’Etat de droit n’est pas un totem”, affirme-t-il. Nicolas Dupont-Aignan s’était d’ailleurs illustré en 2014 en réclamant la réouverture du bagne de Cayenne pour les jihadistes. Une proposition qu’il soutient toujours.

Alexandre Benalla devant une commission sénatoriale, le 19 septembre 2018 à Paris

Affaire Benalla

Le procès d'Alexandre Benalla s'est ouvert le 13 septembre 2021 et le jugement a été rendu le vendredi 5 novembre 2021 au tribunal correctionnel de Paris. L'ancien chargé de mission au cabinet d'Emmanuel Macron, âgé de 30 ans, a été jugé pour 12 infractions, notamment pour "violences volontaires en réunion", "immixtion sans titre dans l'exercice de la fonction de policier" et "faux et usage de faux". Alexandre Benalla a été condamné à trois ans de prison dont un ferme et a fait appel de cette condamnation. Un verdict très attendu et qui ne manque pas de faire réagir, à six mois à peine de l'élection présidentielle. Vincent Crase, ancien agent de sécurité d'En Marche proche d’Alexandre Benalla, a aussi été reconnu coupable de violences en réunion et port prohibé d'arme à feu. Deux policiers ont également été condamnés à de la prison avec sursis. Alexandre Benalla est entré dans l'actualité en juillet 2018, quand il a été identifié sur des vidéos, le montrant avec un casque de CRS, frapper un manifestant, place de la Contrescarpe le 1er mai 2018. Etant alors adjoint du chef de cabinet du président de la République, ces révélations ont fait l'effet d'une déflagration politique, obligeant le gouvernement à suspendre les réformes en cours tandis que des commissions d’enquêtes parlementaires sont organisées. D’autres vidéos le montrent procéder à des interpellations, alors qu’il est censé être un simple observateur et que ses interventions n’étaient « pas nécessaires » selon les procureurs. Le parquet a jugé ces actions « illégitimes ». L'affaire se complexifie et développe plusieurs ramifications fin 2018 et en 2019 : utilisation par Alexandre Benalla de passeports diplomatiques pour différentes missions au nom de délégations étrangères, disparition d’un coffre-fort lors d’une perquisition reportée, violation du contrôle judiciaire, perquisitions contestées chez Mediapart et convocations de journalistes, contrats de protection pour une société russe supposée mafieuse par l’intermédiaire de sociétés écrans...