Le ch'timi, mode d'emploi
A l’origine, le chtimi (ou ch’ti) est issu de la langue d’oïl, de la famille des langues gallo-romaines. Plus tard, le goth et latin ont donné plusieurs langues : le français, le flamand, le picard et le wallon.
Le ch’timi n’est donc pas à proprement parler un patois mais une langue à part entière : le picard.
Le mot ch’timi nait lors de la première guerre mondiale. Les poilus venant de divers régions avaient pour coutume d’appeler leurs camarades du nord de la France « ch’ti » pour la simple raison que les picards se distinguaient des autres en disant : « ch’est ti, ch’est mi » (C’est toi, c’est moi).
Morgane, lilloise de naissance, a vu « Bienvenue chez les ch’tis » en avant-première. Elle donne son point de vu sur le film : « Au début du film, le spectateur (qui ne vient pas du nord) va rire en se moquant, prenant les picards pour des boubourses (des débiles). Ensuite tout le film est tourné pour montrer qu’il n’ya pas que cet accent un peu plouc mais qu’à la fin, on finit par aimer cette région ! » A notez que lors de la diffusion de l’avant-première, le film n’était pas sous titré en français !
Morgane explique l’attachement culturel des picards à leur langue/patois : « Tout le monde ne parle pas le chtimi dans le nord, mais on a tendance à vouloir le faire perdurer, si nous ne le faisons pas les générations futures ne le feront pas non plus. » Elle illustre ensuite l’arrivée d’un parisien dans le nord et ce qu’il risquerait d’entendre avant même d’avoir posé le pied sur le sol picard : « Par exemple, un parisien qui arrive à Lille, l’une des premières choses qu’il va entendre, sauf s’il a de la chance, c’est : ça drache ! »











