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Nice: une perquisition menée dans les locaux de la métropole

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Cette perquisition a lieu dans le cadre d'une information judiciaire notamment des chefs de trafic d'influence, escroquerie en bande organisée, abus de biens sociaux et faux et usage de faux.

Une perquisition a eu lieu ce jeudi matin au service aménagement de la métropole Nice Côte d'Azur à la demande du parquet de Paris, a appris BFM Nice Côte d'Azur, confirmant une information de Nice-Matin.

Ce sont les enquêteurs de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIF), avec ceux de la police judicidiare de Nice, avec le soutien de l'Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) qui ont été à l'oeuvre. Elle s'est finalement achevée vers 12h.

Trois affaires distinctes

D'après le parquet de Paris, la procédure intervient dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en novembre dernier, suivie par la Juridiction nationale chargée de la lutte contre la criminalité organisée (JUNALCO), des chefs de "trafic d'influence", "escroquerie en bande organisée", "abus de bien sociaux", "faux et usage de faux".

Toujours selon le parquet de Paris à BFM Nice Côte d'Azur, la perquisition concerne trois affaires distinctes, dont l'une d'entre elles celle du projet Iconic, un futur site près de la gare de Nice, qui serait dans le viseur de la justice. Le chantier, qui a essuyé plusieurs retards et déboires, devrait être livré au printemps. Grand de 19.000 m², il accueillera un hôtel Hilton, 6000 m² de bureaux, plusieurs restaurants et commerces.

Pour l'heure, aucune garde à vue n'a été prononcée. Contactée, la métropole a réagi dans la matinée, confirmant qu'une perquisition était en cours "dans un bâtiment à l'ouest de la ville qui concernerait le projet Iconic". La ville et la métropole "ignorent tout à ce stade de la procédure sur la nature ou sur la portée des investigations", précise le communiqué, en soulignant qu'il a été "demandé au directeur général des services de donner suite avec célérité à toutes les demandes formulées par les enquêteurs".

"S'il s'avérait qu'un agent public soit mis en cause dans cette procédure, la métropole engagerait alors des mesures de suspension", a encore indiqué la métropole.