Le campus de Sciences Po à Menton reconduit pour deux ans, juste après les municipales

Un répis de deux ans. Le conseil municipal de Menton a rendu son avis, le 17 juin dernier, et approuvé pour deux années supplémentaire la convention liant la ville à Science Po, comme l'ont repéré nos confrères du Figaro. Cette dernière permet l'installation du campus mentonnais, dédié à la Méditerranée et au Moyen-Orient, depuis 2005, à Saint-Julien.
Toutefois, cette courte reconduction de la convention, qui court normalement sur dix ans, a de quoi interroger. Le maire Yves Juhel en a décidé ainsi afin de permettre à l'ensemble des candidats au poste de maire de la ville, lors du scrutin des municipales de mars prochain, de se positionner sur le dossier.
Cet accord comprend la mise à disposition des locaux, estimé selon nos confrères à 250.000 euros, et prévoit aussi des partenariats pour des événements culturels.
Un campus sous tension
Un accord, entre la ville et Science Po, pour lequel les élus du RN ont voté contre dans la droite lignée de la députée Alexandra Masson qui dénonçait en mai dernier "un campus hors de contrôle" après des affichages en soutien à Georges Ibrahim Abdallah, militant d'extrême gauche emprisonné pour terrorisme.
Le campus, justement, a été le théâtre ces derniers mois d’actions d'étudiants mobilisés en soutien aux Palestiniens dans le contexte de la guerre à Gaza. Un large drapeau palestinien avait par exemple été accroché sur la façade de Sciences Po à Menton, le 8 octobre 2024, tandis que des tags pro-palestiniens avaient également été inscrits.
Alexandra Masson avait même demandé, sur notre antenne dès le 26 avril dernier, la fermeture de Sciences Po Menton, qu'elle accusait de "véhiculer des idées antisémites très fortes".
La direction de Sciences Po a de son côté salué ce mardi auprès de nos confrères du journal Le Figaro "une décision importante pour sécuriser la scolarité des étudiants qui vont arriver à la rentrée".
"La politique de Sciences Po est de rester là où il est installé. Sciences Po se plaît à Menton, mais l’idée est d’être là où il est désiré", ajoute la direction qui précise que si le campus de l'institut de sciences politiques dans la ville du citron venait à fermer, d'autres pistes étaient d'ores et déjà évoquées pour une nouvelle antenne du côté de Toulon ou Marseille.













