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Neuf ans après l'attentat du Bataclan, la mémoire de Claire Tapprest-Maitrot honorée dans l'Aube

BFM Sabrina Guintini (6Medias)
Hommages devant le Bataclan (photo d'illustration)

Hommages devant le Bataclan (photo d'illustration) - BENOIT TESSIER / POOL / AFP

Mercredi 13 novembre, La Chapelle-Saint-Luc (Aube), dont Claire Tapprest-Maitrot était originaire, a planté un olivier en sa mémoire. La jeune femme fait partie des 130 victimes des attentats qui ont eu lieu en 2015.

Elle s'appelait Claire Tapprest-Maitrot et elle avait 23 ans. Le 13 novembre 2015, elle se trouvait dans le Bataclan pour assister au concert du groupe Eagles of Death Metal quand l'horreur y a surgi et lui a ôté la vie. Les attentats à Paris, ce jour-là, ont fait 130 morts et 350 blessés, rappelle l'Est éclair.

Neuf ans après, les habitants de La Chapelle-Saint-Luc, toujours bouleversés par sa disparition, lui ont rendu hommage: la commune a fait planter un olivier, mercredi matin, à l'occasion d'une cérémonie commémorative.

L'arbre, "symbole de paix et de lutte contre l'obscurantisme religieux" selon les mots de l'adjointe au maire en charge de la jeunesse, Cécile Pauwels, poussera près de la stèle de la Fraternité érigée en 2023 au bout de la rue qui porte le nom de Claire.

Un slam rempli d'émotion

En présence des proches de la jeune femme et des élus locaux, les enfants et adolescents membres du Conseil municipal des jeunes (CMJ) ont interprété un slam de leur propre composition: "Les frontières qu'on a bâties ne sont que des ombres dans la nuit. Quand l'amour trace la route infinie, il n'y a plus de place pour l'oubli. Et si nos voix chantaient en chœur pour effacer toutes les peurs, on ferait tomber les armes pour qu'à jamais brille l'âme".

Claire était étudiante en école de commerce et suivait en parallèle un master de philosophie à l'université de Reims. Fascinée par le bouddhisme auquel elle avait consacré un mémoire, elle était aussi une grande amatrice de rock indépendant, une passion qui l'avait conduite au Bataclan le 13 novembre 2015, rappelait Le Monde dans le portrait qu'il lui avait consacré.