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Nicolas Sarkozy s'oppose au paquet de cigarettes neutres, au nom du terroir

Nicolas Sarkozy s'oppose au paquet de cigarettes neutres, au nom du terroir

Lors d'une convention des Républicains sur la ruralité, Nicolas Sarkozy a fait une sortie remarquée sur le paquet de cigarettes neutre. "Si nous acceptions le paquet de cigarettes neutre, dans six mois, on vous proposera la bouteille de vin neutre, et c'en sera fini de nos terroirs", a-t-il clamé. Pour la gauche, le président des Républicains se trompe totalement de combat. Même la ministre de la Santé Marisol Touraine a égratigné Nicolas Sarkozy. "Les petites blagues, la veille de la journée mondiale de la lutte contre le cancer, c'est à la fois médiocre et déplacé", a-t-elle déclaré.

Paquet neutre: Rugy trouve les propos de Sarkozy "insultants"

Paquet neutre: Rugy trouve les propos de Sarkozy "insultants"

"Le vin de Bordeaux, on le compare à un paquet de cigarette? Mais quelle honte! Comment il peut dire une énormité pareille?" François de Rugy trouve "insultants" les propos de Nicolas Sarkozy pour qui le paquet de cigarette neutre mettrait en danger nos appellations et nos terroirs. "Qu'il ne compare pas les produits du terroir qui font la fierté de la France avec des paquets de cigarettes faits par des industriels qui en plus nous empoisonnent", s'insurge le député écologiste.

Sarkozy contre le paquet neutre: "C'est la bataille de nos terroirs"

Sarkozy contre le paquet neutre: "C'est la bataille de nos terroirs"

Le président des Républicains a dénoncé mercredi "la gravité de la crise identitaire" touchant, selon lui, les mondes agricole et rural. Nicolas Sarkozy en a profité pour faire une parenthèse sur le paquet neutre, une mesure inscrite dans la loi Santé de Marisol Touraine, et qui avait donné lieu, en 2015, à une véritable guérilla entre associations anti-tabac et lobby du secteur. "Si nous acceptons le paquet de cigarettes neutre, dans six mois on vous proposera la bouteille de vin neutre et s'en sera fini de nos appellations, et s'en sera fini de nos terroirs, et s'en sera fini de la défense de notre savoir-faire!", a soulevé l'ex-chef de l'Etat. Et de poursuivre: "vous aurez demain des intégristes qui vous demanderont la bouteille neutre, puis on aura aussi le fromage neutre. On a déjà eu le président normal".

Des agriculteurs se déshabillent devant Stéphane Le Foll pour son anniversaire

Des agriculteurs se déshabillent devant Stéphane Le Foll pour son anniversaire

Le ministre de l'Agriculture était mercredi soir à Bourg-en-Bresse pour l'ouverture de l'assemblée générale annuelle de la fédération nationale bovine. C'était le jour de ses 56 ans et Stéphane Le Foll a été gâté pour sa soirée d'anniversaire. Les jeunes agriculteurs (JA), qui se plaignent régulièrement de l'excès de réglementations, lui ont offert un mille-feuille "administratif" et un réveil pour l'appeler à "se réveiller" face à la crise qui secoue le monde de l'élevage. "Aujourd'hui, on a besoin de prix rémunérateurs, parce qu'autrement on est sur la paille et on peut se sentir parfois déshabillés", a lancé un représentant avant que des jeunes se déshabillent et se retrouvent en caleçon devant le ministre. "En général je suis assez gourmand et d'habitude je ne laisse pas de miettes", a répondu le porte-parole du gouvernement, en remerciant qu'on ait pensé à son anniversaire.

Thomas Piketty: "Si François Hollande veut être candidat, il faut qu'il débatte"

Thomas Piketty: "Si François Hollande veut être candidat, il faut qu'il débatte"

S'il a déjà dit qu'il ne serait pas candidat lors d'une hypothétique primaire à gauche qu'il appelle de ses vœux, l'économiste Thomas Piketty se montre sévère avec le refus de l'exécutif d'organiser ce scrutin."Pour avoir cette unité de la gauche et être présent au second tour, il faut d'abord un débat d'idées, il faut un renouvellement des idées. Donc François Hollande s'il veut être candidat c'est très bien, mais il faut qu'il débatte", a-t-il jugé.

Cohn-Bendit ne sera pas candidat en cas de primaire de la gauche

Cohn-Bendit ne sera pas candidat en cas de primaire de la gauche

Daniel Cohn-Bendit a répondu, mercredi soir, aux questions de Ruth Elkrief sur BFMTV depuis la Bellevilloise où se tenait un débat avec les autres signataires de l'appel à la primaire de la gauche. Les organisateurs souhaitent éviter ce qu'ils appellent un "crash démocratique", à savoir devoir choisir au second tour entre un candidat de droite et du front national. Il a précisé qu'il ne serait pas candidat à la primaire. "Et pour Christiane Taubira, elle a dit, non, c'est à elle de décider", a-t-il lâché.

François Bayrou: "Il n'y a plus de gauche, la gauche est en guerre civile"

François Bayrou: "Il n'y a plus de gauche, la gauche est en guerre civile"

Pour François Bayrou, "il n'y a plus de gauche, la gauche est en guerre civile". Invité de Ruth Elkrief sur BFMTV, le président du MoDem a rappelé que l'idéologie est le plus important, et que la gauche avait oublié cette idée au prix d'"un affrontement de fond", tout en précisant que le même constat pouvait être fait à droite. "On est devant un tohu-bohu de tous les repères de la vie collective et du débat public", a-t-il dénoncé. "On est devant le chaos de la pensée, de la vie", s'est plaint François Bayrou, en concluant que "plus personne ne s'y retrouve".

Mennucci: "Il n'y a aucun abus des finances publiques de ma part"

Mennucci: "Il n'y a aucun abus des finances publiques de ma part"

Patrick Mennucci, député PS des Bouches-du-Rhône, a tenu à infirmer les accusations dont il est la cible à la suite d'un article paru sur Lepoint.fr ce mercredi. "C'est un audit fait il y a deux ans, la majorité municipale a jugé qu'il n'y avait rien à l'intérieur et ne l'a donc pas publié", a-t-il déclaré. "L'accusation la plus grande à laquelle je suis soumis, c'est d'avoir construit une cuisine pour les employés de la mairie", s'est amusé Patrick Mennucci, qui a conclu qu'il n'y a de sa part "strictement aucun abus des finances publiques, bien au contraire".

Le Foll agacé par la presse sur la déchéance de nationalité

Le Foll agacé par la presse sur la déchéance de nationalité

Lors du compte-rendu du conseil des ministres, la presse a voulu savoir mercredi si la déchéance de nationalité ne concernerait que les binationaux ou tous les Français condamnés pour terrorisme. Ce point précis déchire la gauche et le porte-parole du gouvernement voulait rester sibyllin sur ce sujet, alors que Manuel Valls doit encore rencontrer des députés socialistes mercredi après-midi. Face à l'instance de plusieurs journalistes Stéphane Le Foll a répondu sèchement: "Il y a des moments où chacun doit avoir un peu de respect". "Je vous ai répondu", s'est-il borné à répéter. "Je n'ai pas à préciser ces choses-là car c'est le Premier ministre qui présentera de manière définitive au début du débat", a-t-il asséné. L'échange tendu a duré plus de cinq minutes.