Le projet des JO 2030 dans les Alpes françaises ne fait pas l’unanimité. Pour les défenseurs de ces Jeux, ils seront vertueux, puisqu’ils seront majoritairement organisés sur des sites déjà existants. Par ailleurs, ils assurent que l’argent gagné et l’attractivité devraient profiter aux territoires locaux. Les détracteurs de l’événement, eux, l’estiment problématique sur les plans financier, social et surtout écologique. L’ancien biathlète Martin Fourcade a d’ailleurs refusé de présider le comité d’organisation. Pour lui, les enjeux climatiques "ne doivent plus être facultatifs aux JO d’hiver". En effet, l’hiver 2024-2025 a été anormalement chaud en France, et c’était le sixième consécutif à l’être. Conséquence: il neige moins. Près d’un mois d’enneigement a été perdu dans l’ensemble des Alpes de basse et moyenne altitude depuis un demi-siècle. Y aura-t-il encore de la neige dans les Alpes en 2030? Martin Ménégoz, climatologue à l’Institut des géosciences de l’environnement de Grenoble, est l’invité de Salomé Robles dans La Question météo climat.
Quel est le point commun entre 2025 et les années 2011, 2014, 2015, 2018 jusqu’à 2024 ? Ce sont les dix années les plus chaudes jamais enregistrées en France. Elles sont toutes postérieures à 2010. En 2025, avec une température moyenne de 14 °C, c’est la quatrième année la plus chaude depuis 1900. Pas de suspense : cette année a encore été marquée par des températures élevées. Un jour sur deux au-dessus des normales, dix fois plus de records de chaleur que de froid, des canicules marines et près de 30 000 hectares de forêts brûlées lors des incendies de cet été. Des records qui redéfinissent notre normalité climatique, surtout lorsqu’on les replace dans une perspective historique. Dans le Sud-Ouest, cette année, on a dépassé les 40 °C à 32 reprises, contre à peine cinq fois entre 1952 et 1980. Il y a donc une accélération du réchauffement lorsque l’on observe les données passées. Côté projections, on pourrait frôler localement les 50 °C lors de canicules extrêmes dans à peine 25 ans. Que nous apprend vraiment l’année 2025 sur le climat français ? Est-elle révélatrice des défis qui nous attendent ? Françoise Vimeux, climatologue, est l’invitée de Pénélope Ayrault pour La Question météo climat.
Entre les agriculteurs qui pestent contre les normes environnementales, les militants écologistes qui se mobilisent contre des projets d’infrastructures comme les autoroutes, les aéroports ou encore les installations d’usines… L’industrie et l’écologie peuvent parfois donner l’impression d’être souvent irréconciliables. Pourtant, certaines entreprises cherchent à démontrer le contraire. Emmanuel Druon, président de Pocheco, est l’invité de François Pitrel pour La Question météo climat.
Le mois de janvier est celui du Veganuary. Le but : adopter pendant 31 jours un régime végétalien, donc sans aucun produit d’origine animale. Pour ceux qui veulent relever ce défi, certaines solutions peuvent aider, comme la viande végétale. C’est un produit qui ressemble à de la viande mais qui ne contient pas de chair animale. On en a beaucoup parlé ces derniers temps, notamment lorsque le parlement européen a adopté une proposition visant à interdire l’usage de termes comme saucisse ou steak pour des produits qui ne contiennent pas de viande. Malgré cela, ces protéines dites alternatives sont en plein essor, dans un contexte de prise de conscience environnementale, de prise en compte du bien-être animal ou simplement dans une volonté de végétaliser son alimentation. Le chercheur François Mariotti est l’invité de Salomé Robles pour La Question météo climat.