BFM
Luca de Meo, François-Henri Pinault

Il supprime des postes, ferme des magasins, veut passer d'un an à 6 mois pour créer un produit... Chez Kering, l'ex-boss de Renault Luca de Meo impose ses méthodes industrielles

Luca de Meo, ancien patron de Renault, responsable du spectaculaire redressement du constructeur automobile, transpose désormais ses méthodes industrielles au cœur du groupe de luxe Kering, qu'il dirige depuis septembre 2025. Désendettement, rationalisation des réseaux, optimisation des cycles produits... derrière la créativité, le faste et les paillettes, c’est une culture d’efficacité et de rigueur qui s’impose.

Défilé Pierre Cardin

"Elle a un Himalaya à franchir": des slips bradés dans les friperies aux produits dérivés sans fin, Pierre Cardin veut redevenir une marque chic et le pari n'est pas si impossible

Cinq ans après la disparition de Pierre Cardin, son héritier Rodrigo Basilicati-Cardin s’efforce de redonner vie à une maison de mode déstabilisée par des décennies de licences incontrôlées. Entre fidélité à un héritage et nécessité d’un repositionnement, la griffe futuriste tente de revenir sur le devant d’une scène mondiale, devenue un temps machine infernale. Mais est-ce encore possible?

On Running, 2025

"On est à la basket ce qu’Apple est à l’informatique": comment la jeune marque suisse On Running s'est hissée parmi les géants du sport (et vaut désormais plus de 4 fois Puma en Bourse)

En l’espace de seulement quinze ans, On Running, petite start-up suisse née dans les Alpes en 2010, s’est hissée parmi les marques les plus en vue de l’industrie mondiale de la sneaker. Portée par une croissance fulgurante, une identité forte et des collaborations de prestige, elle parvient aujourd’hui à rivaliser avec des géants historiques comme Nike, Adidas ou Puma. Retour sur une ascension aussi rapide qu’inattendue.

Gas Bijoux

Moins d'or, plus d'alliage, du petit 9 carats ou des bijoux ajourés... Le casse-tête des joailleries "accessibles" comme Histoire d’Or pour continuer à vendre face aux prix qui explosent

Le cours de l’or, porté par les incertitudes économiques et la frilosité des marchés, atteint des sommets historiques. À 4.000 dollars l’once, le métal précieux n’a jamais pesé aussi lourd dans les comptes des joailliers. Si les grandes maisons de luxe disposent de marges confortables pour absorber le choc, les marques dites "accessibles" comme Histoire d’Or, Pandora ou Gas Bijoux doivent redoubler d’inventivité pour maintenir leur promesse: offrir de “vrais bijoux”, à des tarifs raisonnables.

Atelier Hermès à Louviers en Normandie

Avec 20.000 postes à pourvoir en France, le luxe a le plus grand mal à recruter (des salaires de départ à moins de 2.000 euros brut y sont pour beaucoup)

Derrière les podiums des Fashion Weeks et les vitrines scintillantes griffées Chanel ou Louis Vuitton, le secteur du luxe recrute massivement et près de 20.000 postes sont aujourd’hui à pourvoir dans l’Hexagone. Le domaine séduit les jeunes, comme en témoignent les files d’attente devant les salons consacrés aux métiers d’art, mais reste confronté à un problème récurrente: la faiblesse des salaires.

Galerie Dior, Paris

Des prix qui flambent, un style qui lasse les clients et des ventes en baisse de 10%: Dior continue de perdre du terrain

Malgré un ralentissement généralisé du luxe en 2025, LVMH a mieux résisté que la plupart de ses concurrents. Mais derrière la solidité du géant se cache un maillon faible: Dior. Jadis moteur de croissance, la maison fondée en 1946 connaît une chute brutale de ses ventes, conséquence d’une stratégie tarifaire agressive, d’un essoufflement créatif et d’un rapport qualité-prix désormais questionné par ses propres clients.

L'influenceur français Lyas Medini s'adresse aux invités lors d'une soirée organisée par ses soins pour la première présentation des créations de Courrèges pour la collection prêt-à-porter féminin printemps-été 2026, dans le cadre de la Fashion Week de Paris, à La Caserne à Paris, le 30 septembre 2025.

Des cris, des verres levés, une note de 3,2 sur 5 pour Saint Laurent... À Paris, les recalés des défilés se réunissent pour vivre la fashion week comme des supporters de foot

Oubliés les front row, les listings VIP et les after show élitistes. Désormais, à Paris, la Fashion Week se vit sur grand écran, entourée de passionnés. Baptisé "Watch Party", ce concept qui réunit des milliers de fans de mode venus regarder les shows à la TV, transforme l'événement en véritable expérience festive, à mille lieues des ambiances traditionnelles. Plus que jamais, la mode descend dans la rue.