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Les pandas se fondent dans le paysage grâce à leur pelage

BFM Diane Regny
Yuan Meng, le bébé panda du zoo de Beauval, le 1er août 2018. (PHOTO D'ILLUSTRATION)

Yuan Meng, le bébé panda du zoo de Beauval, le 1er août 2018. (PHOTO D'ILLUSTRATION) - Guillaume Souvant - AFP

Une étude publiée dans Scientific reports prouve que le pelage noir et blanc des pandas, si particulier, leur est très utile pour se camoufler.

Avec ses yeux cerclés de noir, ses 100 kilos et sa démarche pataude, il est plutôt contre-intuitif d'imaginer le panda géant comme un as du camouflage. Pourtant, d'après une étude publiée jeudi dans Scientific reports, son pelage noir et blanc est très efficace pour se fondre dans le décor.

"Nous confirmons l'hypothèse contre-intuitive selon laquelle la couleur (de leur pelage) fournit un camouflage dans leur environnement naturel", écrit l'équipe de recherche internationale de l’université de Bristol au Royaume-Uni, de l’Académie chinoise des sciences et de l’université de Jyväskylä, en Finlande.

"La fourrure noire se fond dans les tons sombres et les troncs d'arbres, tandis que la fourrure blanche correspond au feuillage et à la neige lorsqu'elle est présente, et les tons de pelage intermédiaires correspondent aux roches et au sol", précisent les chercheurs.

La fourrure blanche du panda se confond avec le feuillage ou la neige, surtout de loin. (IMAGE D'ILLUSTRATION)
La fourrure blanche du panda se confond avec le feuillage ou la neige, surtout de loin. (IMAGE D'ILLUSTRATION) © Drew Angerer / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Les yeux de carnivores sont moins perçants

Pour arriver à cette conclusion, ils ont analysé des photographies de pandas géants dans leur habitat naturel. En adaptant ces clichés à la vision des canidés et des félidés, qui distinguent bien moins les couleurs que les humains, le camouflage du panda géant devient plus clair.

"J’ai su que nous étions sur la bonne voie lorsque nos collègues chinois nous ont envoyé des photos et que je n’ai pas pu repérer le panda géant sur l’image", explique à Slate Tim Caro, de l’école des sciences biologiques de Bristol et co-auteur de l’étude. Car nos yeux de primates sont bien plus perçants que ceux des prédateurs carnivores.

Pour revêtir sa cape d'invisibilité, le panda a une autre astuce: la "coloration perturbatrice". Plus l'observateur est loin, plus sa fourrure le cache. Avec ses contrastes saisissants, le panda se camoufle aussi bien que les crabes de rivages ou les gerboises, des espèces "classiquement" considérées comme discrètes visuellement. Un succès impressionnant pour un animal aussi massif.