Varoise disparue en Grèce: deux mois après, les proches de Marie-Pierre Arfel ont "peu d'espoir"
Marie-Pierre Arfel, une habitante de Gassin, dans le Var, a disparu lors de vacances en Grèce, le 12 juin 2024 - BFMTV
Depuis le 12 juin dernier, les proches de Marie-Pierre Arfel sont plongés dans l’angoisse. Cela fait désormais deux mois que la Varoise n’a plus donné de signe de vie après une randonnée sur l’île de Sikinos en Grèce. "Le temps passe et il ne joue pas en notre faveur. On perd un peu espoir", témoigne auprès de Var-Matin, Justine Michaux, la nièce de la disparue.
Au moment de sa disparition, Marie-Pierre Arfel, était accompagnée dans sa randonnée par Françoise Bouteaux, une autre touriste française, elle aussi disparue. Le dernier signe de vie des deux randonneuses remonte désormais au 14 juin dernier, lorsque Françoise Bouteaux téléphone à son hôtel. Elle aurait alors envoyé une photo d’elle blessée au réceptionniste. Les deux touristes sont depuis introuvables.
Les investigations piétinent
Trois enquêtes sont actuellement en cours. Une en Grèce, menée par les autorités locales, et deux en France, diligentées par le parquet de Draguignan et de Reims. Mais pour le moment, aucune piste sérieuse n’a été dégagée.
Les proches de la Varoise disparue sont toujours en contact avec l’ambassade de France en Grèce et le Quai d'Orsay. "Le Centre de crise et de soutien du ministère de l’Europe et des affaires étrangères est en contact étroit avec la famille la plus proche et suit de près la situation de ces deux touristes", affirmait à BFM Toulon Var, la diplomatie française.
Malgré ces contacts, la famille et les amis de Marie-Pierre ont simplement accès à des bribes d’informations. "Jeudi dernier, le quai d’Orsay nous a simplement expliqué les modalités d’enquête en Grèce. Nous savons que huit officiers de police de Sikinos et Santorin étaient mobilisés", indique la nièce de la disparue à Var-Matin. Désireux de prendre les choses en main, les proches ont pu compter l’association Antred qui a diffusé des avis de recherche en français, anglais et grec sur les réseaux sociaux.
Face à ce manque de retour sur l’avancée des investigations, la nièce de Marie-Pierre Arfel avait décidé, en juillet dernier, de porter plainte pour "enlèvement et séquestration" auprès du parquet de Draguignan et du ministère public de Bordeaux, où vit la famille de la Varoise. "Nous n’avons pas eu de réponse concernant ce dépôt de plainte, mais le délai peut aller jusqu’à trois mois", déclare la nièce.
Parallèlement à ces démarches judiciaires, la famille de Marie-Pierre Arfel souhaite engager un détective privé et deux avocats, officiant respectivement en Grèce et en France.
"On aimerait pouvoir la ramener"
Le conseil présent sur place pourra aider les proches à faire rapatrier les effets personnels de Marie-Pierre Arfel. Avec, ils espèrent pouvoir "identifier un bijou, un vêtement, un accessoire manquant (...) qui pourrait constituer un indice", indique Justine Michaux.
Face à l’opacité des investigations, certains proches de Marie-Pierre veulent obtenir le plus d’éléments possibles pour retrouver la touriste. Laurie Delmas, une amie de la Varoise, cherche notamment à retrouver un couple de Montpellier qui aurait croisé la randonneuse quelques jours avant sa disparition. "Elle leur avait parlé du parcours qu’elle comptait faire en Grèce, mais nous n’en savons pas plus", indique-t-elle.
Toutefois, deux mois après la disparition, l’espoir de revoir Marie-Pierre s'érode petit à petit chez ses proches, lassés de la lourdeur des démarches et de la stérilité des investigations. "On ne peut même pas se recueillir, car on ne sait pas encore ce qu’il s’est passé. Donc il faut rester lucide, j’ai peu d’espoir de la revoir mais au moins, de connaître la vérité", conclut Laurie Delmas.













