Présidentielle: la députée du Var Geneviève Levy quitte les Républicains

La députée du Var Geneviève Lévy à l'Assemblée. - JACQUES DEMARTHON / AFP
Elle quitte avec "beaucoup de tristesse" son parti. La députée du Var Geneviève Levy a annoncé ce mardi soir son départ des Républicains dans une lettre au président du parti Christian Jacob, publiée sur son compte Twitter.
Pour l'élue à l'Assemblée nationale depuis 2002, son parti auquel elle a adhéré il y a plus de 20 ans, a beaucoup changé et "n'est plus en état de se démarquer du Rassemblement National".
Sa décision a été prise à l'issue du premier tour de l'élection présidentielle qui a vu la candidate LR Valérie Pécresse arriver à un score historiquement bas pour le parti, sous la barre des 5%.
Après l'annonce des résultats, Geneviève Levy a annoncé le soir-même son choix de voter Emmanuel Macron afin de faire "barrage à Marine Le Pen" au second tour de l'élection présidentielle.
Un manque de clarté face au Rassemblement national
L'élue de Toulon, qui a voté pour Valérie Pécresse au Congrès des Républicains, a déploré l'attitude de la candidate à l'égard de Marine Le Pen lors de la campagne
"J'ai été surprise de ne pas retrouver dans ses discours de campagne un engagement clair contre le Rassemblement national incarné par Marine Le Pen jusqu'à ses déclarations de dimanche soir après ce score que l'on ne pouvait pas imaginer possible" explique l'élue varoise, alors que Valérie Pécresse a annoncé qu'elle voterait "en conscience” pour Emmanuel Macron au second tour.
Geneviève Levy a également déploré le choix de certains élus LR de ne pas appeler clairement à voter pour le président sortant afin de faire barrage "aux idées d'un parti extrême".
"Il en est ainsi de la décision du président et du secrétaire départemental comme celle prise en bureau politique, de ne voter ni pour Emmanuel Macron ni pour le Rassemblement national ou de ne pas s'engager, tout non-choix qui revient à favoriser Madame Le Pen. Quelle déception !" a-t-elle fustigé.
Le président de la fédération LR du Var Jean-Louis Masson avait expliqué ce mardi matin vouloir s'abstenir de donner des consignes de vote. Un jour plus tôt, le bureau politique des Républicains avait lui affirmé par la voix du patron du parti Christian Jacob, "qu'aucune voix ne peut se porter sur Marine Le Pen", n'appelant toutefois pas clairement à voter pour Emmanuel Macron.
Une autre figure du parti, Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes, arrivé en deuxième place lors du Congrès LR, a lui affirmé dimanche soir qu'il ne voterait pas pour Emmanuel Macron.
Des désaccords sur les législatives
Par ailleurs, Geneviève Levy, qui a débuté en politique aux côtés du maire de Toulon Hubert Falco, ancien LR rallié depuis à Emmanuel Macron, a invoqué une autre justification à son départ.
La conseillère municipale toulonnaise dit regretter certains choix de la direction du parti concernant les élections législatives. En cause principalement, la décision de ne pas choisir Yannick Chenevard, premier adjoint au maire de Toulon, comme candidat LR pour la députation dans le Var.
"Enfin, j'ai appris tout incidemment que mon délégué de circonscription (...) a été changé sans que l'on ait eu la moindre des courtoisies de m'en avertir", a-t-elle ajouté.
Avant Geneviève Levy, quelques semaines avant l'élection préssidentielle, c'est une autre figure du département, François de Canson qui avait annoncé son départ des Républicains. Le maire de La-Londe-les-Maures avait alors affirmé son choix de voter pour Emmanuel Macron.
Cette semaine dans un entretien à l'AFP, le maire de Nice Christian Estrosi, soutien du président sortant, a émis le souhait d'un gouvernement d'union républicaine" qui intègrerait des représentants des partis ayant "clairement appelé à voter" pour Emmanuel Macron au second tour.













