Cogolin: un boulanger souhaitant prendre sa retraite peine à trouver un repreneur

À Cogolin ,une boulangerie peine à trouver un repreneur. Depuis avril, une pancarte affichant "à vendre" orne la devanture de la boutique, mais aucune réponse favorable n’a encore été reçue. Antoine Esterellas, 72 ans, gérant de l’établissement depuis 1997, espère pouvoir enfin prendre sa retraite.
Fils et petit-fils de boulanger et passionné de son métier, ce boulanger historique de la ville varoise souhaite transmettre son savoir-faire à une personne partageant la même flamme.
"Il faut déjà aimer son métier et travailler avec le cœur. Je suis prêt à rester encore quelque temps pour lui montrer certaines choses que je sais," raconte-t-il au micro de BFM Toulon Var.
"C'est sûr que j'aurais la larme à l'œil quand je partirai car c'est mon bébé", confie-t-il encore.
Transmettre des recettes uniques
Le futur repreneur héritera bien plus qu’un simple fonds de commerce. S'il encouragera son successeur à créer ses propres recettes, Antoine Esterellas a bâti sa réputation sur des recettes uniques, devenues la signature de sa boulangerie et dont il est prêt à livrer les secrets.
Parmi ses créations: le pain pâtisson, la brioche parfumée à la lavande ou encore le cake marbré vendu au centimètre, des spécialités plébiscitées par ses fidèles clients.
"Je suis venue chercher un pâtisson parce que c’est délicieux et qu’on n’en trouve qu’ici. Il faut que ça reste. C’est Cogolin et puis c'est surtout cette fameuse boulangerie où l’on trouve tellement de bonnes choses," témoigne Babeth, habitante dans la commune voisine de Grimaud.
"Je viens tous les jours prendre une baguette, du pain complet. Ce serait bien qu’on trouve un bon boulanger qui puisse le remplacer tout en gardant ses traditions" partage Pierre, un Cogolinois.
Un héritage précieux
Pour le futur repreneur, cette boulangerie représente bien plus qu’un commerce local. Outre une clientèle fidèle, il bénéficiera également des relations établies par l'actuel gérant avec d'autres clients à l'étranger.
Aussi, la boulangerie fournit des cantines scolaires, des restaurants huppés et même des palaces du golfe de Saint-Tropez.













