Que peut faire Aibo, le robot-chien intelligent de Sony?

Aibo, le petit chien de Sony - BFMTV
Rares sont les personnes à pouvoir se vanter d’avoir un chien connecté au cloud. C’est pourtant le cas de la dernière génération du robot-chien Aibo, dévoilée par Sony en janvier et qui s’apprête à être commercialisée aux Etats-Unis.
Sixième de sa lignée, le droïde canin bénéficie désormais de l’intelligence artificielle pour apprendre au quotidien et développer une personnalité propre. Douze capteurs lui permettent d’analyser son environnement en temps réel et de s’y adapter au mieux. Après deux heures d’activité, le robot va automatiquement se recharger trois heures durant.
20.000 exemplaires vendus au Japon
Chaque Aibo se veut unique par son comportement. Petit à petit, les actions de base telles que les positions debout et couchée ou le fait d’aller attraper une balle font place à des initiatives plus complexes.
"Un robot dont on prendra soin aura tendance à se montrer accueillant et enjoué au retour de son propriétaire, et inversement", indique Gildas Pelliet, Directeur général de Sony France auprès de BFM Tech. "Aibo se prête bien à l’accompagnement de personnes isolées et connaît depuis le début de l’année un certain succès au Japon".
20.000 exemplaires s’y sont écoulés dans le pays depuis janvier et le lancement de la dernière édition. Certains des vieux modèles du robot, une fois parvenus en fin de vie, ont fait l’objet d’enterrements, relève Gildas Pelliet pour attester du lien tissé entre le chien et ses familles d’accueil.
Un coût élevé
L’intelligence artificielle a son prix. Aux Etats-Unis, le dernier Aibo sera commercialisé pour 2899 dollars, soit l’équivalent de 3400 euros. À cela s’ajoute un abonnement mensuel pour bénéficier du cloud. "Les propriétaires d’Aibo japonais paient l’équivalent de vingt-huit euros par mois pour l’abonnement cloud, des possibilités de réparation et débloquer de nouvelles fonctionnalités", note le DG de Sony France.
S’il s’agissait dans un premier temps de susciter de l’émotion autour de la robotique, d’après les termes de Gildas Pelliet, le dernier robot de Sony permet surtout d’aiguiser les capteurs disposés dans sa structure, pour affiner leur détection de mouvement et l’analyse de l’environnement. Une méthode astucieuse alors que Sony travaille à la conception de capteurs pour les voitures autonomes.