Interdit en France, le site de paris sur l'actualité Polymarket va s'intégrer dans les résultats de Google

Incontournable sur le très prolifique marché de la prédiction, la plateforme Polymarket vient de réaliser un beau coup. Sur X, elle annonce avoir signé un accord avec Google dans le but de s'intégrer aux résultats du moteur de recherche.
Dans les faits, cela veut dire que Google affichera dans les prochaines semaines les prédictions disponibles sur Polymarket, en temps réel. Les résultats pourront s'afficher en fonction de la recherche d'un internaute. Comme le montre l'image d'illustration diffusée par Polymarket, on peut ainsi y voir la question "La fed va-t-elle baisser ses taux en décembre?", qui donnera donc lieu à l'affichage des paris en cours.
Une plateforme interdite en France
Google n'a pas détaillé les pays concernés par cette intégration, mais la France ne devrait pas en faire partie. En effet, Polymarket est interdit dans l'Hexagone depuis la fin de l'année 2024 après une décision de l'Autorité nationale des jeux (ANJ). Celle-ci expliquait à l'époque que la plateforme proposait une offre illégale de jeu, imposant au passage un géoblocage.
Aux Etats-Unis aussi, Polymarket n'a pas le droit de faire des affaires... en tout cas jusqu'à la fin du mois de novembre. L'entreprise prévoit de faire son retour à cette date, mais d'abord sur le secteur des marchés sportifs, plus facile à contrôler.
Polymarket a gagné en popularité lors de l'élection présidentielle américaine, où des parieurs misaient de l'argent pour prédire le prochain président. Donald Trump y avait alors été sacré gagnant avant même sa victoire officielle.
Depuis, la plateforme est devenue incontournable pour tout un tas de questions liées à l'actualité, allant de la fin du shutdown aux gagnants du Superbowl 2026, en passant par la sortie de Gemini 3.0 et un cessez le feu entre la Russie et l'Ukraine. Pour "voter" oui ou non, il faut miser de l'argent. En cas de victoire, on engrange des actions en dollars, qui peuvent ensuite faire gagner beaucoup à ceux qui ont pris le risque de voter.
Ce sont ces votes qui s'afficheront donc prochainement sur Google, avec le risque réel de faire perdre beaucoup d'argent à des internautes loin d'être habitués aux paris.