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Quand les robots se font virer et remplacer par des humains

BFM Business Melinda Davan-Soulas avec Thomas Leroy
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Si la crainte de perdre son emploi face à la machine est tenace, il existe aussi de nombreux exemples de marche arrière.

Il reste encore un peu d'espoir pour ceux qui pensent que l'humain est dépassé. Dans certains cas, le robot peut finalement être remplacé par un être de chair et d'os, dans une étrange inversion du sens de l'histoire.

Début février, K5, un robot policier new-yorkais a ainsi été limogé sans ménagement ni prime. Du haut de son 1,57 m et ses 190 kg, il ressemblait plus à R2D2 qu'à Robocop.

Il patrouillait dans le métro de Time Square la nuit pour lutter contre la criminalité et le maire de la ville s'était même félicité d'un employé "qui ne prend pas de pause pipi, pas de pause repas et coûte moins cher que le salaire minimum."

Autonome certes, mais aux compétences insuffisantes: incapable de monter des marches, pas doté de reconnaissance faciale ni de micro pour enregistrer, pas plus de possibilité de diffuser de la vidéo en temps réel. Surtout, il devait faire des pauses toutes les 3 heures pour se recharger. Il a donc été remercié…

Au placard

Et il n'est pas seul. Fin 2023, la chaîne de parapharmacie britannique Booth a stoppé ses robots caisse enregistreuse à la demande des clients qui voulaient retrouver du contact humain.

Au Japon, des robots étaient aussi apparus dans un hôtel pour accueillir les clients et les enregistrer. Ces derniers, insatisfaits de ne pas avoir d'interlocuteur apte à comprendre leurs soucis, ont plaidé massivement pour le retour des humains. Au bout d'une semaine d'utilisation, tout le service d'accueil avait été retiré.

Même chose chez Google, temple de l'innovation, où les robots du quotidien étaient chargés de nettoyer et ranger la cafétéria. Ils ont finalement été remis au placard… L'humain a encore de l'avenir, finalement.