Elon Musk a demandé à Mark Zuckerberg de l'aider à racheter OpenAI (mais il n'a pas donné suite)

En février, Elon Musk a tenté de racheter OpenAI, avec une offre de près de 100 milliards de dollars. Et le milliardaire est entré en contact avec le PDG de Meta, Mark Zuckerberg, pour cette opération. C'est ce que révèle un dossier déposé dans le cadre du procès opposant Elon Musk et le créateur de ChatGPT et relayé par le site spécialisé Techcrunch.
Ayant à l'époque adressé une lettre d'intention pour acquérir OpenAI au conseil d'administration de la start-up, "Musk a identifié Mark Zuckerberg, président-directeur général de Meta, comme une personne avec laquelle il avait échangé au sujet de la lettre d'intention, notamment 'au sujet d'accords de financement ou d'investissements potentiels' en lien avec OpenAI", indique le document.
Dans ce dernier, la start-up reproche à Meta de s'être opposée à sa demande, en ne fournissant pas les preuves relatives à un projet coordonné avec Elon Musk et sa start-up d'IA, xAI. Raison pour laquelle elle souhaite obtenir une ordonnance du tribunal afin d'obliger le groupe de Mark Zuckerberg à lui fournir ces preuves.
Point central du procès
Le créateur de ChatGPT veut en outre accéder à tous les documents et communications de Meta relatifs à "toute restructuration ou recapitalisation, réelle ou potentielle d'OpenAI", qui constitue le point central du procès intenté par Musk contre lui.
En 2024, le patron de Tesla, qui a cofondé OpenAI, a en effet porté plainte contre la start-up, l'accusant de trahir ses intentions premières en voulant changer de statut. OpenAI cherchait à devenir une entreprise à but lucratif afin de générer des profits sans plafonds. Si elle a renoncé à ce projet, Elon Musk n'en a pas fait de même avec sa plainte.
Contacté par Techcrunch, Meta a, de son côté, renvoyé vers une section du dossier dans laquelle OpenAI indique que ni Mark Zuckerberg ni son entreprise n'ont signé la lettre d'intention d'Elon Musk pour acquérir le créateur de ChatGPT.
Meta a en outre demandé au tribunal de rejeter la demande de preuves d'OpenAI, arguant notamment que ses discussions internes sur la restructuration et la recapitalisation de la startup ne sont pas pertinentes pour cette affaire.
Ces révélations interviennent alors que le groupe de Mark Zuckerberg a investi masivement dans le développement de ses propres capacités d'IA, notamment en offrant des bonus de plus de 100 millions de dollars à des employés d'OpenAI afin de les débaucher.