Heetch continue son développement en Afrique

Difficile parfois de résister face à des mastodontes de son secteur, ici Uber ou Bolt, et pourtant Heetch, entreprise française créée en 2013, se vante aujourd'hui d'avoir permis plus de 50 millions de trajets en 10 ans. D'abord créée pour permettre à des jeunes de ramener d'autres jeunes pour rembourser une partie de leurs frais de voiture, l'application s'est peu à peu développée pour devenir un concurrent des entreprises de VTC déjà connues du marché.
"Nous avons eu cette phase où on a creusé ce qu'était l'économie du partage pour passer à un métier plus traditionnel où on essaie encore de déchiffrer le lien entre plateformes et chauffeurs", explique Teddy Pellerin, président et cofondateur de Heetch.
80% de trajets en banlieue
Si l'entreprise affirme avoir réussi à prendre des parts de marché sur ses concurrents, c'est notamment grâce à sa particularité d'effectuer en grande partie des trajets au-delà des grandes villes: 80% des trajets effectués via Heetch sont réalisés en banlieue.
"On a réussi à trouver une différenciation. Nous avons été la première plateforme à attaquer les banlieues. Peu de gens dans Paris utilisent Heetch, mais l'application est numéro 1 ou 2 dans certains départements. On a réussi à aller à des endroits où les autres n'étaient pas encore allés", affirme Teddy Pellerin.
15 pays africains d'ici 2024
Mais au-delà des banlieues, Heetch a surtout décidé de s'emparer d'un marché par encore prisé par les applications de VTC leaders du marché mondial: l'Afrique. Et après le Maroc, l'Algérie, l'Angola, le Sénégal, la Côte d'Ivoire et le Mali, l'entreprise de VTC française Heetch compte bien poursuivre son développement sur le continent africain.
"On arrive sur des marchés où on apporte une valeur assez forte avec une offre de transport fiable et sûre", note Teddy Pellerin, qui a en ligne de mire l'objectif d'une implantation dans quinze pays d'Afrique d'ici 2024.