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Riot Games accuse le jeu vidéo Hyper Front d’être un plagiat de son titre à succès Valorant

BFM Business Pierre Monnier
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L’éditeur phare du jeu vidéo attaque en justice l’entreprise chinoise NetEase. Riot Games pointe du doigt le jeu vidéo Hyper Front, qui selon lui n’est qu’une copie de sa création Valorant.

C’est un jeu de tir à la première personne où deux équipes de cinq héros s’affrontent à l’aide d’armes et de sorts. Si beaucoup reconnaissent ici Valorant, il s’agit en fait de Hyper Front. Ces similitudes ne sont pas vues d'un bon œil par Riot Games. L’éditeur de Valorant ou de League of Legends a attaqué en justice NetEase, l’accusant de plagiat.

Trop de points communs

Des plaintes ont été déposées au Royaume-Uni, en Allemagne, au Brésil et à Singapour. Dans chacun des pays, les poursuites varient en fonction des lois locales relatives aux droits d’auteur. Pourtant, l’objectif est le même partout: démontrer que Hyper Front a copié des parties substantielles de Valorant, indique Polygon.

Dans sa plainte britannique, Riot Games liste les points trop communs entre les deux jeux. Figurent ainsi les personnages, les cartes et les armes ainsi que leurs décorations et personnalisations. Après que l’éditeur se soit engagé dans une bataille juridique, NetEase a modifié quelques éléments de son jeu. Mais cela n’est pas suffisant pour l’éditeur.

"Tous nos choix créatifs se reflètent dans le jeu de NetEase", a expliqué Dan Nabel, l’avocat de Riot Games.

Faire interdire Hyper Front

"Nous ne pensons pas que changer la couleur d’une capacité de personnage ou modifier légèrement l’apparence visuelle change le fait qu’il s’agit d’une violation du droit d’auteur", assure-t-il. Et d’ajouter: "C’est comme ce vieux dicton: ‘On peut mettre du rouge à lèvres sur un cochon, mais c’est toujours un cochon’."

Riot Games espère faire interdire Hyper Front partout où il a engagé une action. Les lois relatives au droit d’auteur s'appliquent localement, d’où la multiplication des poursuites. "Nous ne voulons pas dépendre d’un marché particulier pour résoudre ce problème", indique Dan Nabel.

En 2018, la maison-mère de Riot Games, Tencent, avait obtenu gain de cause contre un jeu reprenant les mécaniques et esthétiques de League of Legends. De son côté, NetEase a déjà été accusé de copier le jeu PUBG en 2018. L’année suivante, le dossier a été réglé aux Etats-Unis, sans que la décision de justice ne soit rendue publique.