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Cinq ans après son succès surprise, "Greedfall" embarque dans une nouvelle virée fantastique

BFM Business Melinda Davan-Soulas
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Sorti il y a cinq ans, Greedfall avait été une belle surprise avec son ambiance de fantasy dans l’Europe du XVIIe siècle. Le studio français Spiders offre une suite à ce jeu d’action-RPG, Greedfall 2: The Dying World, qui étend ses ambitions.

Un succès inattendu. C’est ainsi que Greedfall avait surpris tout son monde en septembre 2019. Un jeu signé du studio parisien Spiders (Steelrising), et porté par l'éditeur Nacon, qui renouait ainsi avec le jeu d’action narratif dans lequel combattre et faire des choix sont étroitement liés pour progresser. Plus de deux millions de joueurs conquis par cette aventure de fantasy qui les plongeait dans une Europe de la Renaissance, avec ses luttes entre factions (marchand, religieux, scientifique, natifs…), ses monstres, sa magie, etc.

"Il paraît que ce sont les chapeaux de nos personnages qui ont séduit le monde entier (des tricornes notamment, NDLR), s’amuse auprès de Tech&Co Sébastien Di Ruzza, le directeur du design de Greedfall. Un succès au long cours pour ce jeu atypique, entre piraterie et chevalerie, qui a fait mûrir l’idée d’un second opus pour aller "plus à fond dans le gameplay" et "revenir à fond dans la tactique".

Un second volet plus riche, plus ambitieux

Greedfall 2 - The Dying World conserve néanmoins son ADN initial: vous incarnez un personnage qui découvre le monde en même temps que le joueur, toujours dans ce XVIIe siècle reconnaissable par son ambiance, ses environnements ou son atmosphère politique. Dans le premier volet, le personnage principal quittait un vieux continent mourant, Gacane, ravagé par des conflits entre nations et par la Malichor pour découvrir une île convoitée par plusieurs nations, car s’y trouvait un remède contre la maladie.

"Le second volet fait le chemin inverse: vous êtes cette fois un natif arraché à l’île qui s’en va découvrir le continent, ses coups bas, ses conflits, mais aussi ses paysages et ses différentes cultures", résume-t-il. "On garde cet aspect découverte et le contexte, la notion de survie aussi. Mais on ne voulait pas obliger les joueurs à avoir fait le premier pour apprécier le second", ajoute-t-il. Et ce n’est peut-être pas plus mal, car Greedfall II se déroule trois ans avant les événements du premier jeu.

Spiders promet un jeu visuellement plus varié et plus riche, avec des environnements aussi différents que le nombre de factions affrontées. "Beaucoup plus de dépaysement que dans le premier où on se contentait d’une introduction rapide en milieu urbanisé avant de partir sur Teer Fradee. Cette fois, on aura de multiples points géographiques, des ambiances, des styles géologiques et architecturaux différents, et même de nouvelles factions qui n’avaient pas la possibilité d’aller sur l’île dans le premier", promet Sébastien di Ruzza. Cela va apporter d’autres dimensions au jeu avec notamment la guilde des Nautes, évoquée dans le premier, mais plus présente cette fois, qui maîtrise la cartographie, le voyage maritime, etc.

Cette fois aussi, il faudra apprendre à gérer un groupe de quatre personnages, chacun avec ses atouts à améliorer, ses compétences (combat, magie, influence, etc.), ses armes et sa façon d’agir. Mais que l’on joue à tour de rôle en combat. De quoi rendre ce Greedfall II beaucoup plus tactique que le premier, mais aussi plus varié avec tous ces personnages afin d’"être plus accessible à un public plus varié qui veut de l’aventure, de l’histoire, pas forcément du combat et des challenges". "On ne veut pas d’un jeu intimidant", assure-t-il.

Un mélange de fantasy, de conquête du Nouveau Monde et de touches japonisantes

Comme son aîné, Greedfall s’appuie sur le moteur maison. "On se sert de l’expérience de nos jeux précédents pour pousser les barrières, prendre des risques et améliorer notre moteur de jeu et en pousser la qualité. Cela apporte de la plus-value", souligne Sébastien Di Ruzza.

Greedfall II ramène les joueurs sur le continent en détresse
Greedfall II ramène les joueurs sur le continent en détresse © Nacon

Dans GreedFall II, le décor est aussi un personnage important. "On s’est inspiré visuellement de l’Islande, de ses environnements qui ont vraiment quelque chose d’artistique. Il y avait la volonté d’avoir également des éléments en lien avec la nature, une inspiration japonaise façon studio Ghibli, Princesse Mononoke. C’est un peu un combo de tout ça," explique Sébastien Di Ruzza.

S’inscrire dans la continuité des titres du studio est aussi important: "On aime faire des jeux de rôle à forte dimension narrative, avec des choix impactant pour l’histoire et l’aventure", ajoute-t-il. "Avec aussi l’importance de contrôler une équipe de personnages. Ce n’est pas un héros tout seul qui fait des monologues narratifs et c’est tout."

Avant sa disponibilité en accès anticipé le 24 septembre, nous avons pu avoir un avant-goût de Greedfall II lors de la Gamescom afin d’apprivoiser un système de combat au tour par tour assez dynamique où l’on peut attribuer des attaques ou des sorts par anticipation aux différents membres de l’escouade. On aime l’aspect multiple proposé dans l’action (survie, collecte de ressources, infiltration, choix tactiques, mini-jeux…).

Greedfall II joue l'escouade et des personnages à gérer au combat
Greedfall II joue l'escouade et des personnages à gérer au combat © Nacon

Côté narration, les choix auront des conséquences dans le rapport aux personnages et au déroulé de l’histoire qui se révélera bien plus à l’approche de la sortie. Ce RPG tactique est particulièrement beau visuellement et l’on embarque aisément dans l’aventure. Si vous n’êtes pas adepte des combats au tour par tour, pas de souci. Il suffira de privilégier le mode histoire pour se concentrer davantage sur la narration. Pour le moment, il se réserve aux joueurs clavier-souris, mais une adaptation à la manette est en cours de peaufinage.

GREEDFALL II - THE DYING WORLD - Disponible en accès anticipé le 24 septembre sur PC (Steam), sur PS5 et Xbox Series courant 2025.