64% des revenus sur PS5: Microsoft a eu raison de mettre fin aux exclusivités Xbox

"Xbox est mort". Voilà une petite chanson qui revient régulièrement lorsqu'il s'agit de parler de Microsoft et de sa manière d'entreprendre dans le milieu du jeu vidéo depuis deux ans. Car ces derniers mois, l'entreprise américaine a réalisé un virage à 180 degrés en abandonnant l'idée des exclusivités.
Il faut dire qu'en rachetant coup sur coup Zenimax (Doom, Starfield, The Elder Scrolls...) et Activision-Blizzard, la donne était déjà tranchée: il fallait passer au multiplateformes. Cela s'est transformé en avril 2024 par l'annonce de l'arrivée de plusieurs licences Xbox chez Playstation, dont Sea of Thieves, qui fait aujourd'hui partie des jeux les plus vendus en 2024 sur la console japonaise.
Mais selon les données de l'institut Ampere, le succès de Microsoft sur le multiplateforme va même plus loin: les choix de l'entreprise ont porté leurs fruits. Xbox a ainsi été l'éditeur numéro 1 dans le monde en termes de revenus au mois de décembre 2024.
La PS5 a propulsé Microsoft au plus haut
Avec 465 millions de dollars générés, les franchises Xbox sur PC et consoles se sont taillées la part du lion. Très loin derrière: Electronic Arts, qui n'a pu compter que sur EA Sports FC 25 et la version universitaire de son jeu de football américain pour atteindre 366 millions de dollars, des revenus en fortes baisses et sanctionnés par la bourse.
Mais ce que montre également l'institut Ampere, c'est que 64% des revenus de Microsoft proviennent non pas des consoles Xbox ou du PC... mais de la Playstation 5.
L'information peut prêter à sourire, mais elle est pourtant bien vraie: la majorité des revenus de la division jeux vidéo de Microsoft sont désormais réalisés sur les consoles concurrentes de la Xbox. C'est essentiellement grâce à Call of Duty: Black Ops 6 qu'un tel résultat a pu arriver, et cela démontre que le choix de Microsoft de continuer à proposer le multiplateforme est le bon.
A l'heure où développer des exclusivités coûte très cher - on le voit avec Sony, qui se cherche sur la question des jeux à services - la situation de Microsoft est enviable. D'autant que l'entreprise peut également compter sur les excellents chiffres de son service de jeux par abonnement, le Game Pass, qui vu son nombre d'abonnés augmenter de 30% sur PC et sur un an. Le service de cloud gaming, quant à lui, totalise un record de 140 millions d'heures d'utilisation.
Mais si l'avenir est au multiplateforme - Phil Spencer, le patron de Xbox, ayant répété son envie d'aller sur Nintendo Switch 2 - il reste encore quelques irréductibles qui ne sont pas sur Playstation. C'est notamment le cas de Starfield, de Halo, de Gears of War, ou encore du futur South of Midnight. Des anomalies qui ne devraient pas le rester bien longtemps.