Des sites web d'hôpitaux français inaccessibles, des hackers revendiquent une cyberattaque

C’est une nouvelle cyberattaque qui touche les hôpitaux français. Depuis plusieurs mois, et dans toute la France, plusieurs attaques informatiques ont été recensées, occasionnant parfois un ralentissement, voire un arrêt des activités. En 2021, 582 établissements hospitaliers français ont notamment été victimes d’une attaque malveillante de la sorte, soit un établissement sur six. Un nombre deux fois plus important qu’en 2020.
Cette fois-ci, c’est au tour des sites internet de l’AP-HP, notamment de celui de l'hôpital Pitié-Salpêtrière, de l’hôpital Saint-Antoine, de l’Hôpital Américain de Paris, des Hôpitaux Universitaires de Marseille (AP-HM) ainsi que du CHU de Lyon, d’être ciblés. Il est ainsi impossible depuis plusieurs minutes d’accéder aux différentes plateformes en ligne de ces établissements.
Inaccessible pendant "1 à 3 heures"
D'après la plateforme spécialisée en cybersécurité FalconFeedsio, l'attaque aurait été revendiquée par "Anonymous Sudan", un groupe d'hackers soudanais. Comme a pu le constater Tech&Co, le groupe a notamment indiqué sur son canal Telegram que cette attaque avait été réalisée en raison de la mort de Nahel, l'adolescent tué par un policier à Nanterre en début de semaine.
Toujours d'après son canal Telegram, la cyberattaque devait durer entre "1 et 3 heures". L'AP-HP avait déjà été victime d'une cyberattaque en 2020. Les données personnelles d'environ 1,4 million de personnes, qui avaient effectué un test de dépistage du Covid-19, avaient été dérobées.
Attaque DDos résolue
Concernant l'incident de ce 30 juin, l'AP-HP indique auprès de Tech&Co avoir bien subi une attaque par déni de service. Ce type d'attaques consiste à générer un grand nombre de connexions simultanées afin de mettre le serveur hors-service.
"A la suite d’une attaque en déni de service détectée ce vendredi 30 juin 2023 dans la matinée, la direction des services numériques de l’AP-HP a bloqué les accès aux différents sites internet de l’AP-HP et de ses hôpitaux afin de les protéger", explique l'AP-HP auprès de Tech&Co.
Le centre hospitalier souligne que l'incident a été résolu en début d'après-midi, "après la mise en place de protections supplémentaires". L'AP-HP précise que cette attaque n'a eu aucune conséquences sur les prises en charge des différents patients.
