Mort de Nahel: un homme interpellé pour avoir divulgué l'adresse du policier sur Twitter

Une capture d'écran d'un message sur TikTok, un tweet, puis la prison. Un internaute de 24 ans a été interpellé, le 11 juillet, à Roquecourbe (Tarn), par la police judiciaire de Toulouse. Motif: l'individu a publié sur Twitter le nom et l'adresse de Florian. M, le policier qui a tiré sur le jeune Nahel, le 27 juin dernier, lors d'un contrôle routier à Nanterre (Haut-de-Seine).
Selon La Dépêche, l'origine de cette arrestation remonte à un message TikTok, massivement partagé sur les réseaux sociaux, qui indique le nom du policier mis en examen pour homicide involontaire et actuellement écroué.
L'internaute de 24 ans a réalisé une capture d'écran de ce message et l'a publié sur Twitter accompagné d'un message hostile dont le contenu appelait à commettre des violences contre Florian. M et sa famille. Suite à cela, en dépit de l'utilisation d'un pseudonyme, les enquêteurs de la police judiciaire toulousaine saisie de l'enquête suite à un signalement national, ont pu l'identifier puis le localiser pour ensuite l'interpeller.
Oise Hebdo avait aussi révélé l'identité du policier
Déjà condamné en mai dernier par le tribunal correctionnel de Castres à un an de prison pour extorsion, l'internaute a reconnu avoir tweeté les données confidentielles. Il sera jugé dans le cadre d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) pour les chefs d'inculpation suivant: provocation publique et directe à une atteinte volontaire à la vie ou à l'intégrité d'une personne et divulgation d'informations personnelles permettant d'identifier ou localiser une personne dépositaire de l'autorité publique. Il encourt jusqu'à cinq ans de prison.
Dans l'attente de son procès, l'individu a été incarcéré à Toulouse car déjà sous le coup d'une condamnation à six mois de prison prononcée par le tribunal correctionnel de Toulouse en avril dernier pour cambriolage. Par ailleurs, le journal Oise Hebdo avait également indiqué la semaine dernière, dans un article disponible sur son site internet, le patronyme et le nom de la commune où réside le policier.
En conséquence, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait saisi le procureur de la République. Une enquête a été ouverte à l'encontre du journal picard par le parquet de Compiègne. En attendant, l'article est toujours disponible sur le site du média.