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"Déni de service": les contours de la cyberattaque en Nouvelle-Calédonie se précisent

BFM Business Raphaël Grably , Rédacteur en chef adjoint Tech & Co
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Une cyberattaque de grande ampleur a touché la Nouvelle-Calédonie, peu après l'annonce du déplacement d'Emmanuel Macron dans l'archipel.

Malgré l'importance de la cyberattaque qui a touché la Nouvelle-Calédonie au cours des dernières heures, les effets pourraient être limités dans le temps. Auprès de l'AFP, l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi) explique qu'elle ne devrait pas donner lieu à des conséquences "dans la durée".

L'Anssi indique qu'il s'agit d'une attaque DDOS ("par déni de service"), qui a duré "quelques heures" et qui a visé l'unique opérateur de l'ile.

"Il n'y a pas d'intrusion dans les systèmes d'information de l'opérateur concerné, ni de ses différents clients" ajoute l'Anssi à l'AFP.

Pour rappel, une attaque par déni de service consiste à générer de multiples connexions simultanées afin de saturer des serveurs, sans pour autant accéder à leurs données. En mars 2024, une telle attaque avait ainsi paralysé différents services publics dans l'Hexagone.

"Extrême prudence" sur l'origine de l'attaque

Ce 22 mai, Christopher Gygès, membre (Les Loyalistes) du gouvernement collégial local, a annoncé lors d'une conférence de presse une cyberattaque "d'une force inédite en Nouvelle-Calédonie", avec une multiplication des connexions pour "saturer le réseau calédonien".

"Des millions d'emails ont été envoyés de manière simultanée sur une adresse mail qui avait pour objet de saturer" le réseau "et de le rendre inopérant", a par ailleurs précisé Christopher Gygès.

Rapidement, le gouvernement de Nouvelle-Calédonie a évoqué des adresses IP russes, laissant planer le doute sur un potentielle ingérence. Toutefois, auprès de l'AFP, l'Anssi invite à "l'extrême prudence" concernant l'origine de la cyberattaque.

Toujours auprès de l'AFP, le parquet de Paris annoncé que sa section de lutte contre la cybercriminalité s'était saisie de l'enquête, "après dessaisissement du parquet de Nouméa et au titre de la compétence concurrente nationale".