ZFE à Rouen: le vice-président de la Seine-Maritime dénonce "une mesure injuste"

Le vice-président du département de Seine-Maritime en colère contre la ZFE. Dans un communiqué diffusé la semaine dernière sur les réseaux sociaux, Nicolas Bertrand a déploré les conséquences néfastes de la mise en place de la zone à faibles émissions dans l'agglomération rouennaise pour les habitants des communes rurales, notamment dans le Pays de Bray.
Mise en place le 1er septembre 2022, cette zone à faibles émissions vise à interdire la circulation des véhicules les plus polluants (ceux ayant des vignettes Crit’Air 4, 5 ou non-classés) dans un certain périmètre. L'objectif de cette mesure, en vigueur dans de nombreuses grandes villes françaises, est de réduire la pollution de l'air dans les zones urbaines.
Des ruraux isolés
Dans la métropole de Rouen, la zone d'application concerne 13 communes, dont Rouen mais aussi les villes avoisinantes de Bihorel, Le Petit Quevilly, Bonsecours ou encore Bois Guillaume.
Élu de Neufchâtel-en-Bray, Nicolas Bertrand estime que ce dispositif est néfaste pour le pouvoir d'achat des habitants ruraux du Pays de Bray qui se rendent régulièrement dans la métropole rouennaise. Selon lui, cette mesure "injuste" contribue à isoler les habitants des campagnes de la ville.
"J'ai concrètement des habitants qui aujourd'hui me disent, 'nous aujourd'hui, on n'a pas les moyens d'avoir un véhicule récent, pour mettre la bonne vignette Crit'Air et donc aujourd'hui ça nous pénalise dans la vie quotidienne'", raconte au micro de BFM Normandie, l'élu de Seine-Maritime, également maire des Grandes-Ventes.
"Une double-peine"
Dans son communiqué, il craint que la ZFE ne prive les habitants de son territoire de l'offre métropolitaine sportive et culturelle, voire même les pénalise dans leur recherche d'emploi.
Dénonçant "une mesure prise à marche forcée" et "une double-peine", pour les habitants des secteurs ruraux, il appelle à la Métropole à avoir "plus de considération''.
"On n'est pas simplement ici pour nourrir les habitants de la métropole", fustige-t-il.
Des aides à l'achat de nouveaux véhicules ont été mises en place par la Métropole, mais elles ne sont accessibles qu'aux personnes habitant ou travaillant au sein du territoire métropolitain.
De son côté, le département propose depuis le 1er octobre, une aide aux particuliers jusqu'à 4000 euros pour la reconversion des véhicules les plus polluants, sous condition de ressources.













