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Rouen: une fermeture administrative d'un mois pour la boîte de nuit le "So Club"

BFM Normandie Jocelyn Gouriou, avec Alexis Lalemant
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L'établissement de nuit situé près des quais à Rouen est sous le coup d'une fermeture administrative d'une durée d'un mois. La boîte de nuit est notamment sanctionnéz après deux procédures judiciaires qui ont permis de constater que l'établissement avait servi de l'alcool "à des personnes, dont plusieurs étaient manifestement ivres".

Le So Club n'a pas pu ouvrir pour le réveillon de la Saint-Sylvestre à Rouen. Située sur les quais de Seine, la boîte de nuit va même garder ses portes closes jusqu'à la fin janvier, une décision imposée par un arrêté préfectoral de fermeture prononcé vendredi 27 décembre dernier.

La fermeture administrative fait suite à l'implication de la boîte de nuit dans deux procédures judiciaires relatives à des faits graves constituant une atteinte à l'ordre public, et qui "ont permis de constater que l'établissement a servi de l'alcool (...) à des personnes, dont plusieurs étaient manifestement ivres", déclare la préfecture de Seine-Maritime, contactée à ce sujet.

"Ces faits ont conduit le préfet de Seine-Maritime à prendre un arrêté de fermeture administrative de l'établissement pour une durée d'un mois", résume la préfecture auprès de BFM Normandie.

Les gérants de l'établissement ont formé contesté la décision de fermeture administrative, mais celle-ci a été confirmée par le tribunal.

Plusieurs faits graves

Dans la nuit du 4 au 5 octobre 2024, le jeune Owen, âgé de 19 ans, avait disparu en sortie de l'établissement. Il avait été retrouvé mort, noyé dans la Seine, dix jours plus tard. L'autopsie de la dépouille du jeune homme n'avait "révélé aucune lésion qui aurait pu faire penser à des violences et confirmerait donc l’hypothèse d’une chute accidentelle", précisait à l'époque le parquet de Rouen.

Plus récemment, le 24 novembre, une rixe avait éclaté entre des videurs du So Club et deux clients qui s'étaient fait exclure de la boîte de nuit.

Auprès d'76Actu le cogérant dit prendre acte de la décision, qu'il conteste néanmoins "sur le fond". "On distribue des bouteilles d'eau, on demande à tous nos clients passés une certaine heure comment ils rentrent... Je suis conscient que l'alcoolisation est un fléau dans notre société. Mais c'est un problème d'éducation", plaide Nicolas Lamotte.

Selon l'avocat du So Club, cité par nos confrères de France Bleu Normandie, les pertes financières du lieu de fête sont estimées à plus de 400.000 euros, réparties entre l'absence de recettes ainsi que les charges et le coût de la masse salariale.