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Législatives: Joël Bruneau, maire de Caen, sera candidat sous l'étiquette divers droite

BFM Normandie Aubert Guinamard, avec Florian Bouhot
Joël Bruneau, maire de Caen et président de Caen la mer, était l'invité de l'émission politique de BFM Normandie ce jeudi 5 octobre 2023

Joël Bruneau, maire de Caen et président de Caen la mer, était l'invité de l'émission politique de BFM Normandie ce jeudi 5 octobre 2023 - BFM Normandie

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L'édile Les Républicains (LR) a annoncé ce mercredi 12 juin qu'il briguait le siège de député de la 1ère circonscription du Calvados. Une décision conséquente à la proposition de pacte entre son parti et le Rassemblement national, qu'il désaprouve.

Pour le moins spontanée, sa décision est une conséquence directe de l'annonce d'Éric Ciotti. Hostile à tout pacte des Républicains (LR), sa famille politique, avec le Rassemblement national (RN), Joël Bruneau a décidé de se présenter aux élections législatives anticipées dans la 1ère circonscription du Calvados.

Il en fait l'annonce ce mercredi 12 juin à l'occasion d'une conférence de presse, au terme de ce que l'élu qualifie de "longue réflexion".

"J'ai longtemps hésité, car Caen a toujours été ma priorité", a-t-il écrit sur X peu après. "Mais, une question s'est posée: en quoi puis-je être utile dans ces circonstances exceptionnelles auxquelles je ne m'étais pas préparé."

Les Républicains, un parti "en voie disparition"?

Le maire de Caen candidatera les 30 juin et 7 juillet sous l'étiquette divers droite et non LR, un parti qu'il juge "en voie de disparition", mais auquel il reste encarté.

"J’ai toujours considéré ma famille politique comme un parti de gouvernement responsable. En agissant comme il l’a fait, Éric Ciotti a démontré qu’il ne pouvait plus en faire partie", avait affirmé le maire de Caen mardi 11 juin sur X.

La dissolution de l'Assemblée nationale par Emmanuel Macron, Joël Bruneau la regrette également. C'est alors que "la situation met la France au bord du précipice", selon lui, qu'il battra campagne.

Aristide Olivier le suppléera en cas de victoire

Ses principaux axes d'engagement seront l'éducation, le travail et la maîtrise des flux migratoires, qu'il perçoit comme une bombe à retardement pour le pays.

"La France est au bord d'un précipice institutionnel. Elle est malade de ses divisions, de la montée de la violence, de ses cassures sociales, de son incapacité à regarder la réalité en face et à résoudre les problèmes des Français", argue l'édile.

Sa candidature est accompagnée par Myriam Letellier, maire-déléguée de Cheux, en guise de suppléante. À la mairie de Caen, il sera suppléé par son premier adjoint, Aristide Olivier, en cas de victoire aux élections législatives.