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L'usine Renault de Cléon choisie pour assurer l'assemblage des moteurs d'entrée de gamme de R5

BFM Normandie Célia Ngatsongo avec Mathias Fleury
L’usine Renault de Cléon en Normandie (photo d'illustration).

L’usine Renault de Cléon en Normandie (photo d'illustration). - Renault

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Lors d'un CSE exceptionnel ce mercredi 28 janvier, la direction de l'usine Renault de Cléon a informé les salariés que le site avait été retenu pour assembler le moteur électrique d'entrée de gamme de la R5.

Une très bonne nouvelle pour le secteur industriel en Seine-Maritime. L'usine Renault de Cléon a été choisie pour participer à la production d'un moteur électrique pour la R5, indique le syndiat FO à BFM Normandie.

La nouvelle a été annoncée aux salariés lors d'un comité social et économique (CSE) extraordinaire, qui a eu lieu ce mercredi 28 janvier: le moteur d'entrée de gamme de la R5, développé par l'équipementier Shanghai Electric Drive, sera assemblé sur le site.

La CGT exprime des inquiétudes

Une nouvelle ligne de production sera ainsi créée pour un volume prévisionnel de 120.000 moteurs par an.

FO Renault se réjouit de cette "industrialisation" qui permet au site de Cléon d'être un acteur majeur dans la transition énergétique liée au passage du tout électrique, tout en garantissant la pérennité du site.

De son côté, la CGT Renault Ampère Cléon exprime sa "satisfaction". Le syndicat relève toutefois que "la direction n'a annoncé aucune embauche pour ce nouveau projet".

La CGT s'inquiète également de voir le moteur de Shanghai Electric Drive prendre la place du "moteur 6AK", actuellement fabriqué sur le site de Cléon. "Le 6AK emploi beaucoup plus de salariés que sur le futur moteur E2D23", selon le syndicat.

Des drones militaires seront également produits

D'après les informations de BFM Business, le site de Cléon produira également des drones militaires, dans le cadre d'un contrat passé entre Renault et la direction générale de l'armement (DGA). Celui-ci pourrait rapporter près d'un milliard d'euros à l'entreprise.

Les salariés avaient fait part de leurs réticences vis-à-vis de la production d'armement.