Festival de BD de Dieppe: polémique autour de l'affiche après une retouche demandée par la ville

Une retouche, effectuée sur l'affiche du Festival de BD de Dieppe, qui se tient le week-end des 22 et 23 juillet, suscite la polémique depuis qu'elle a été repérée mardi par le magazine en ligne Branchés culture.
Le dessin, réalisé cette année par le dessinateur Jim, invité d'honneur du festival, a été modifié afin de masquer le décolleté du personnage féminin par des livres et les bretelles de son haut ont été épaissies.
Une "pose lascive" selon la ville
La ville de Dieppe a justifié cette retouche, demandée au dessinateur, par la crainte de voir naître une polémique ciblant l'affiche. "Nous avons pensé que la représentation d’une jeune femme en pose lascive, avec un décolleté certes léger, n’entrait pas dans la vision que nous nous faisons de la lutte contre les discriminations", a expliqué Laëtitia Legrand, adjointe au maire en charge de la vie association à nos confrères des Infos dieppoises.
Auprès de France 3 Normandie, la même adjointe au maire précise avoir demandé au dessinateur de changer l'image. "Elle aurait pu être en train de lire ou de dessiner", suggère-t-elle. Le dessinateur, interrogé par nos confrères, réagit en expliquant qu'il s'agit d'"une tempête dans un verre d'eau".
Dans les colonnes de Paris-Normandie, Jean-Pierre Surest, le président de l'Association normande de bande dessinée, qui organise le festival, reconnaît avoir "accepté le changement pour le bien du festival, à contrecœur". La ville de Dieppe verse une subvention de 1500 euros au festival et propose un soutien logistique, rappelle le quotidien régional.
Une précédente affiche polémique
La municipalité avait déjà fait face à des critiques visant une affiche pour le braderie du Pollet organisé en mai dernier. L'antenne dieppoise de l'association Nous Toutes avait dénoncé une affiche "navrante voire pitoyable".
Cette affiche représentait une femme en robe rose avec de nombreux sacs à la main et celle-ci était portée par un homme en costume. "Elle ravale la femme au rang d'objet que l'on peut porter comme un paquet", regrettait l'association.













