Fausse agression de l'ancien maire de Saint-Côme-du-Mont: quatre mois de prison requis

La mairie de Saint-Côme-du-Mont (Manche), dont l'ancien maire est jugé ce mercredi 27 mars 2024 dans plusieurs affaires, dont deux de dénonciations mensongères. - BFM Normandie
Bernard Denis, ancien maire de Saint-Côme-du-Mont (Manche), est jugé ce mercredi 27 mars au tribunal judiciaire de Coutances. Il comparait notamment pour une affaire de dénonciation mensongère, pour laquelle le procureur a requis quatre mois d'emprisonnement assortis d'une obligation de soins psychiatriques et d'une amende de 7.500 euros.
L'ancien élu, qui n'a pas assisté à son procès étant hospitalisé en service psychiatrique depuis une semaine, est accusé d'avoir menti sur une agression qu'il avait soi-disant subie en novembre 2022.
À l'époque, le maire avait été retrouvé dans un champ, des clous plantés dans les mains et les pieds, et du scotch sur la bouche. Il avait alors expliqué aux gendarmes que son agression avait été perpétrée par des personnes qui lui reprochaient son soutien au président Emmanuel Macron.
Il s'était auto-mutilé
Interrogé, Bernard Denis avait finalement reconnu s'être lui-même planté les clous. Le scotch utilisé sur son visage avait également été retrouvé à son domicile. Des experts en écriture ont même établi que les lettres de menaces envoyées au domicile de l'élu avaient été écrites par le maire lui-même.
Bernard Denis avait alors expliqué s'être auto-mutilé en raison de la pression causée par son poste de maire, mais aussi des difficultés personnelles au sein de son couple, en lien avec le retard de chantier de sa maison.
Ce mercredi, le maire devait aussi répondre de faits d'exhibition sexuelle devant une employée de ménage de la mairie. Bernard a écrit une lettre d'excuses à la victime il y a dix jours, déclarant qu'il avait mal agi et qu'il regrettait le mal que son geste avait causé. Le tribunal a renvoyé le jugement pour ce chef d'accusation.













