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"Une forte odeur de charogne": un charnier animal à ciel ouvert découvert dans une forêt d'Aurons

BFM Marseille Martin Regley , Journaliste
Un sanglier (image d'illustration).

Un sanglier (image d'illustration). - -

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Des cadavres de sangliers ou encore de chevreuils en décomposition ont été découverts par le maire et ses habitants. La municipalité a porté plainte et craint un risque de contamination de l'eau communale.

C'est une odeur pestilentielle qui a mis la puce à l'oreille des habitants. Le 11 août dernier, certains administrés de la commune d'Aurons (Bouches-du-Rhône), ont découvert un charnier animal à ciel ouvert dans l'un des vallons de la ville, comme le rapporte La Provence.

Au milieu de la végétation, des cadavres de chevreuils, de renards ou encore de sangliers pourrissent au soleil.

"Il y avait une forte odeur de charogne qui s'en dégageait. Nous avons découvert des peaux d'animaux et des restes de carcasses accrochées aux branchages. C'est intolérable", fustige le maire de la commune, André Bertero, auprès de nos confrères.

"Du braconnage orchestré à grande échelle"

Sur les lieux, l'édile, accompagné par les gendarmes de la caserne de Lançon-Provence, a découvert plusieurs éléments qui permettent de confirmer une action humaine.

"Nous avons constaté la présence d'une rampe bétonnée servant sûrement à évacuer des carcasses d'animaux morts", évoque-t-il.

L'endroit où les carcasses animales se décomposent fait partie "d'une parcelle appartenant à un homme décédé", ajoute le premier magistrat, qui a déposé plainte au nom de la commune.

Qui plus est, André Bertero a alerté l'Office français de la biodiversité (OFB), l'organisme chargé de la protection et de la restauration de la biodiversité sur le territoire français. "On parle d'un braconnage orchestré à grande échelle", regrette le maire, qui avait "connaissance de certains abus de braconnage au sein de la commune depuis quelques années déjà". Et la découverte de ce charnier a permis à l'édile de "confirmer ses doutes".

Un risque de contamination de l'eau

Cette découverte inquiète aussi le maire sur le plan sanitaire. Le charnier se situe en contrebas du captage d'eau potable d'Aurons, ce qui a poussé l'édile à alerter l'Agence régionale de santé (ARS).

Pour le moment, aucune contamination de l'eau auronnaise n'a été constatée, mais avec la prochaine saison des pluies, les habitants pourraient y être confrontés. "Une contamination bactériologique des eaux de la commune obligerait les autorités à couper l'eau du robinet aux Auronais. C'est une réalité qu'il faut envisager au regard de la situation", prévient le maire.

Cette situation, l'édile en a informé le procureur de la République ainsi que le député de la 8e circonscription des Bouches-du-Rhône, Jean-Marc Zulesi. Il a également contacté le président des piégeurs du département ainsique de la Direction départementale de la protection des populations.