"Une atteinte à la dignité": l'avocat d'une plaignante charge la défense du maire Nicolas Bazzucchi, accusé de viols

Maître Thomas Tapiero, avocat de l'une des plaignantes qui accuse Nicolas Bazzucchi de "viols", estime que la défense du maire de La Penne-sur-Huveaune, et ses propos tenus sur TF1, sont "insupportables".
Invité de BFM Marseille Provence, ce vendredi 18 avril, l'avocat indique avoir voulu réagir à certains mots choisis par l'édile, tels que "dépit amoureux", "vengeance" ou "certificat médical de complaisance". "Ces propos sont une atteinte à la dignité de la victime", déclare-t-il.
S'il assure respecter la "présomption d'innocence", il déplore une prise de parole qui atteint "à la reconstruction d'une victime" et qui lui ajoute "une épreuve supplémentaire".
En sortant du silence, Maître Thomas Tapiero veut "faire contrepoids à ce qui semble être une défense de micro". "La justice, elle ne se passe pas sur les plateaux télé", ajoute-t-il.
Nicolas Bazzucchi refuse de démissionner
Nicolas Bazzucchi s'était exprimé dans l'émission 7 à 8, sur TF1, le 6 avril dernier pour se défendre. L'édile n'a pas été déchu de son mandat et n'a pas démissionné. Interdit de se rendre sur le territoire de sa commune, il poursuit son activité depuis le domicile de sa nouvelle compagne à Marseille.
Accusé de viols et de violences par deux ex-compagnes, Nicolas Bazzucchi assure que les actes de brutalité étaient mutuels, dans un contexte de relation toxique. Il estime également que les deux plaignantes sont guidées par un "sentiment de vengeance".
"Ce sont deux ex à moi, qui m'ont toujours dit qu'elles me salieraient une fois que ce serait fini, qui m'ont toujours menacé en ce sens. Aujourd'hui, elles font ce qu'elles ont dit", déclare-t-il à TF1.
Nicolas Bazzucchi réaffirme avoir reconnu certains faits, à savoir "des propos injurieux réciproques" et des "crachats". Il déplore le fait que, selon lui, "on ne cherche pas le pourquoi du comment, comment ça s'est passé, le contexte et ce que j'ai pu subir".
"Je ne démissionnerai pas, je ne céderai pas", répète le maire, qui se dit victime d'un acharnement.
Des certificats "complaisants" selon l'avocat du maire
Comme le rappelle un ami d'une victime présumée au micro de TF1, celle-ci dispose de "certificats médicaux" qui "parlent d'eux-mêmes", évoquant notamment une "prothèse mammaire déplacée".
Ces certificats médicaux sont qualifiés de "complaisants" par l'avocat de Nicolas Bazzucchi. "Pour l'une, je parlerai de dépit amoureux (...). Pour l'autre, on peut parler de vengeance", poursuit-il.
L'avocat assure qu'un "expert agréé" de la cour d'appel aurait "conclu que la vengeance pouvait être un bénéfice secondaire tiré de la plainte et de la procédure".
Les prises de paroles du maire de La Penne-sur-Huveaune et de son avocat ont provoqué le courroux des accusatrices et de leurs représentants, qui avaient jusqu'ici gardé le silence pendant "quatre mois".
"Je suis là pour sauvegarder la dignité de ma cliente. Elle espère que justice soit faite"a conclut maître Thomas Tapiero.













