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Un élève surveillant victime d'une agression à la prison de Salon-de-Provence

BFM Marseille Pauline Lecouvé
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Le pronostic vital du surveillant en formation n'est pas engagé, il sort de l'aggression avec une blessure légère.

"Ce samedi 17 janvier 2026, un élève surveillant a été victime d’une violente agression à la prison de Salon-de-Provence. Un détenu lui a porté un coup de lame à la gorge", alerte le syndicat FO Justice, dans un communiqué publié sur Facebook, samedi soir.

"Fort heureusement, le pronostic vital de notre collègue n’est pas engagé. Il s’en sort miraculeusement avec une blessure légère. FO Justice lui apporte tout son soutien", ajoute le syndicat.

Ce dimanche matin, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a réagi sur X, affirmant avoir pu échanger avec l'élève surveillant agressé. "J’ai échangé ce matin au téléphone avec l’élève surveillant du centre de détention de Salon-de-Provence agressé hier soir par un détenu. Il a été blessé à la gorge. Son pronostic vital n’est pas engagé et il a pu quitter l’hôpital", détaille le ministre.

Gérald Darmanin a profité de ce message pour réaffirmer son "soutien aux courageux agents pénitentiaires et au personnel médical de nos prisons qui travaillent pour la République avec humanité, dans des conditions très difficiles".

"Ils peuvent compter sur ma détermination pour améliorer leurs conditions de travail et la vie dans les prisons", conclut le ministre.

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Quelques heures plus tard, dans un second tweet, le ministre de la Justice a indiqué avoir "donné à l’administration pénitentiaire l’instruction pour que tous les personnels de surveillance puissent se voir dotés de bombes incapacitantes".

"Une prison n'est pas un hôpital psychiatrique"

De son côté, le syndicat FO Justice porte plusieurs revendications pour éviter qu'une telle agression se reproduise. Tout d'abord, le syndicat précise que l'agresseur du jeune surveillant "est atteint de troubles psychiatriques". "Une prison n’est pas un hôpital psychiatrique. Les personnels pénitentiaires ne sont ni des soignants, ni des fusibles", alerte le syndicat.

"Combien de drames faudra-t-il encore pour que l’administration et les pouvoirs publics prennent enfin leurs responsabilités ?", s'insurge FO Justice, qui souhaite "une suite de carrière apaisée, digne et exempte de toute violence" à l'élève surveillant agressé. "Personne ne devrait débuter sa vie professionnelle dans de telles conditions", conclut le communiqué du syndicat.