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Sébastien Delogu nie toute responsabilité dans la division de la gauche pour les prochaines élections municipales à Marseille

BFM Marseille Mathias Fleury
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Officiellement candidat à la mairie de Marseille, Sébastien Delogu était sur le plateau de BFM Marseille Provence ce jeudi 20 novembre. Le député LFI a réfuté l'éventualité d'une alliance avec Benoît Payan, tout en estimant ne pas être à l'origine de la division de la gauche.

Invité de BFM Marseille Provence ce jeudi 20 novembre, Sébastien Delogu, député (LFI) et officiellement candidat aux élections municipales marseillaises, a évoqué les premiers points de son programme et a répondu aux accusations de division de la gauche.

Questionné sur un éventuel retrait, ou une fusion de listes, au profit de Benoît Payan si ce dernier est en tête à gauche au premier tour, l'élu a réfuté cette possibilité. "Cette option n'existera pas", a-t-il déclaré, convaincu d'être en capacité de réaliser un meilleur score que l'édile.

"On prend acte et on avance"

"Ceux qui entendent que Benoît Payan va encore arriver en tête de la gauche... C'est faux", a-t-il ajouté. Accusé de "diviser la gauche" marseillaise, le député a rappelé que "trois listes" de gauche s'étaient présentées au premier tour en 2020.

"Ce n'est pas moi qui est sorti en disant 'les Insoumis, c'est ni au premier ni au second tour'. C'est lui et Olivier Faure (...). On prend acte et on avance", justifie Sébastien Delogu sur le plateau de BFM Marseille Provence.

Le député, réélu largement dès le 1er tour des élections législatives 2024 dans la 7e circonscription des Bouches-du-Rhône, affirme que "les Marseillais qui se sentent Insoumis ou qui ont envie de voter pour un programme de rupture ont le droit à la parole" et veut que les électeurs de gauche puissent comparer les programmes.

L'ancien conducteur de taxi ne voit pas non plus le maire se ranger derrière lui pour autant, même s'il réalise un meilleur score au premier tour. "Est-ce qu'il va se mettre derrière ce programme de rupture? Je ne le pense pas, il va plutôt faire une alliance avec Martine Vassal pour dire 'oh non, il ne faut pas les extrêmes'", envisage-t-il.

"Benoît Payan n'a pas été élu maire de Marseille", a martelé Sébastien Delogu. Lors des précédentes élections municipales, c'est en effet Michèle Rubirola qui avait été élue, avant de passer la main à Benoît Payan quelques mois plus tard.

"Michèle Rubirola portait un espoir", estime Sébastien Delogu. S'il indique que Benoît Payan "n'est pas un ennemi", il accuse le Parti Socialiste d'avoir "repris le pouvoir" avant d'"installer un système clientéliste et corrompu".

Police de proximité, désarmement des criminels...

Après avoir affirmé sa volonté de mettre en place une "démocratie participative" entière dans la cité phocéenne, le député a appelé "le peuple à reprendre le pouvoir", dans une ville en "état d'urgence social, écologique et démocratique".

Le candidat à la mairie a esquissé les premières lignes d'un programme écrit à partir de "200 auditions" menées auprès des habitants et des milieux associatifs locaux, dont l'objectif sera de "défendre l'intérêt des classes populaires".

Face au narcotrafic, il souhaite notamment "désarmer les criminels" en identifiant les sources du "trafic d'arme" et veut investir dans la prévention et le suivi médical des addictions. Il soutient l'installation d'une halte de soin à Marseille, accusant la droite locale de "laisser les personnes se droguer dans la rue" lorsqu'elle s'y oppose.

Le député plaide également pour le déploiement d'une "police de proximité", chargée de faire respecter "la tranquillité publique". Il a récemment bénéficié du soutien de l'adjoint au maire Sébastien Barles, ancien candidat écologiste en 2020, et de son mouvement "Vaï".

Les derniers sondages concernant les élections municipales marseillaises placent Sébastien Delogu en 4e position au premier tour, aux alentours des 15%. L'élu reste cependant confiant.

"Ça me fait rire: quand vous allez voir, le jour du vote, le peuple marseillais se réveiller", assure-t-il.