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Prisons attaquées: un surveillant de Luynes, dont la voiture a brûlé, porte plainte pour "menaces de mort"

BFM Marseille Alixan Lavorel
Le badge d'un agent pénitentiaire de la prison de Luynes à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône).

Le badge d'un agent pénitentiaire de la prison de Luynes à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône). - BFMTV

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Des voitures ont été incendiées dans la nuit du lundi 14 au mardi 15 avril sur un parking à proximité de la prison d'Aix-Luynes dans les Bouches-du-Rhône. L'un des surveillants pénitentiaires des lieux, visé par des menaces et la diffusion d'informations personnelles en ligne, a déposé plainte.

Plusieurs jours après la nuit d'attaques survenues contre des prisons françaises, dont celle d'Aix-Luynes, un surveillant du centre pénitentiaire des Bouches-du-Rhône, dont la voiture a brûlé lors de ces attaques, annonce par la voix de son avocat déposer plainte, ce vendredi 18 avril.

Menaces de mort et informations privées révélées

Selon Me Mourad Battikh, l'agent pénitentiaire dont il a pris la défense a été visé par des menaces de mort, alors que des "informations privées" ont été diffusées sur la messagerie Telegram. Des agissements, qui s'inscrivent selon l'avocat dans cette "série d'attaques visant délibérément les personnels de l'administration pénitentiaire".

"Une plainte a été déposée pour menaces de mort aggravées, harcèlement moral, atteinte à la vie privée et diffusion illicite de données personnelles", écrit la défense de l'agent dans un communiqué.

Les restes calcinés des deux voitures brûlées sur le parking de la prison d'Aix-Luynes étaient encore visibles dans la matinée du 15 avril. L'une d'elles appartenait à un détenu en semi-liberté qui racontait, écœuré, au micro de BFMTV qu'il y avait "avec tout dedans", son permis, ses sous, sa carte professionnelle.

Sébastien Cauwel, directeur de l'administration pénitentiaire, a estimé sur BFMTV qu'"une étape a été franchie dans la coordination et dans la concertation dans l'ensemble de ces actions". Le parquet national antiterroriste (PNAT) s'est saisi des investigations.