Municipales 2026 à Marseille: Benoît Payan officialise sa candidature à sa réélection

Benoît Payan (photo d'illustration). - Nicolas TUCAT / AFP
Le faux suspense a pris fin. Benoît Payan, maire (Printemps marseillais) de Marseille depuis 2020, a annoncé sa candidature à sa réélection ce samedi 10 janvier dans un tract à l'AFP.
"J'ai décidé de solliciter votre confiance et de me porter candidat à l'élection municipale de 2026. Ensemble, nous avons commencé à remettre la ville sur les bons rails. Marseille est aujourd'hui plus juste, plus verte et plus forte", a-t-il expliqué dans ce document de deux pages qui doit être distribué aux habitants.
Benoît Payan tentera pour la première fois d'être élu en son propre nom. Lors des élections municipales de 2020, c'est l'écologiste Michèle Rubirola qui avait été désignée tête de liste par le Printemps marseillais, un rassemblement de la gauche locale.
"J'ai cette ville dans le sang"
"On a tenté de rassembler cette ville. Être maire a été un honneur pour moi, une responsabilité. Je l’ai porté avec le respect dû à cette fonction", a déclaré le candidat lors d'une conférence de presse organisée ce samedi.
"J’ai grandi dans cette ville, je l’ai dans le sang. J’ai une attirance fusionnelle, je n’ai pas d’autre ambition que de me battre pour elle", a-t-il ajouté.
Auprès de la presse, Benoît Payan a dévoilé certains éléments de sa compagne. Il évoque "des mesures importantes du pouvoir d'achat", la gratuité à la cantine ou encore le doublement des effectifs de police. "Je veux combattre les marchands de sommeil", a-t-il également assuré.
Questionné sur l'identité de ses principaux adversaires, l'actuel maire de Marseille évoque le RN. "Je crois que ces faiseurs de haine, sont en réalité celles et ceux qui risquent de diviser marseille. Or, nous sommes une ville qui a besoin d’apaisement, besoin d’être unifiée. C’est le contraire du RN. Ils veulent saper tous les fondements de la République", a-t-il déclaré.
Une première candidature en son nom
En tête du second tour avec 38,28% des suffrages exprimés, Michèle Rubirola avait été élue par le conseil municipal après de longues délibérations, conclues par un accord passé avec Samia Ghali et Lisette Narducci.
La première femme maire de Marseille avait finalement démissionné de son poste pour des raisons médicales le 15 décembre 2020. Benoît Payan, jusque-là 1er adjoint, avait été élu par le conseil municipal une semaine plus tard. Les deux élus avaient échangé de rôle.
Après avoir dû faire face à de nombreuses critiques vis-à-vis de cette alternance, Benoît Payan s'est imposé dans le champ médiatique et politique, notamment en obtenant la mise en place du plan "Marseille en grand", piloté en partie par l'Élysée.
Le maire a notamment fait de l'édification et de la rénovation des écoles une des priorités de son mandat. La lutte contre l'habitat indigne, dans une ville marquée par le drame de la rue d'Aubagne en 2018, a également été l'un des principaux enjeux des six dernières années.
Une élection qui s'annonce serrée
Le mandat de Benoît Payan a aussi été marqué par de vives tensions avec la métropole et sa rivale Martine Vassal. Les deux élus se sont régulièrement rejeté la faute concernant le manque de propreté de la ville ou la gestion des déchets.
L'édile fera notamment face aux députés Franck Allisio (RN) et Sébastien Delogu (LFI), ainsi qu'à la présidente de la métropole, Martine Vassal (centre et droite). S'ils se sont opposés à plusieurs reprises sur divers sujets, le candidat insoumis et Benoît Payan n'ont pas exclu la possibilité d'une alliance entre les deux tours.
L'élection s'annonce serrée à Marseille, où l'électorat est extrêmement divisé selon les secteurs. Un sondage de l'Ifop-Fiducial, commandé par La Provence et Sud Radio en décembre, donnait Benoît Payan en tête du 1er tour, avec 30% des intentions de votes, devant le candidat du RN (27%) et la présidente de la métropole (26%).
Le scrutin municipal sera différent de celui de 2020, en raison de l’adoption de la réforme de la loi PLM en juillet. Les Marseillais, comme les parisiens et les Lyonnais, devront déposer deux bulletins distincts: un pour choisir une liste pour la ville, un autre pour voter pour leur maire de secteur.













