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"On va perdre 400.000 euros": les transats interdits sur l'Escale Borély à Marseille, les restaurateurs inquiets

BFM Marseille Martin Regley
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Depuis le 1er mai, ces restaurateurs ont interdiction de proposer des transats en location sur la plage. Une décision liée à l'érosion du littoral.

Les transats ont disparu de la plage. Depuis le 1er mai, les restaurateurs de l'Escale Borely, à Marseille, n'ont plus le droit d'en proposer à leur clientèle en raison de la décision de la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM), en accord avec la municipalité.

L'État justifie cette décision par l'érosion du littoral, mais aussi par les dérives liées à la privatisation de la plage de certains exploitants commerciaux.

"La bande de sable est tellement restreinte", confirme Hervé Menchon, adjoint au maire de Marseille en charge des plages, au micro de BFM Marseille Provence. L'espace accordé aux transats les années précédentes, "nous ne l'avons plus. Le sable a disparu avec l'érosion et la montée des eaux", déplore-t-il.

"On va perdre 400.000 euros de chiffre d'affaires"

En ce premier jour d'interdiction, sur la plage ensoleillée, les restaurateurs dressent un premier bilan amer. "Voilà aujourd'hui où l'on aurait dû installer notre plage. Mais là, il n'y a plus rien", indique Luc Ramognico, gérant de l'Indigo Café.

Pour le restaurateur, cette activité commerciale était l'une des forces économiques de son établissement. "On est complètement désemparés. Si on n'a pas la plage, il y a de grandes chances que l'on ait des difficultés économiques. Le restaurant fonctionne pendant la saison et ça nous permet de créer une trésorerie pour tenir toute l'année", regrette-t-il

Un impact économique que certains ont déjà chiffré à plusieurs centaines de milliers d'euros.

"Le souci principal, c'est qu'actuellement on va perdre 400.000 euros de chiffre d'affaires. C'est beaucoup", s'inquiète Mehdi Bousmah, directeur adjoint de la Patacrèpe Escale Borély.

La mairie s'active pour proposer des solutions

L'intéressé regrette la position de la mairie de Marseille. "La municipalité nous signale au dernier moment que l'on ferme. Ils auraient pu nous prévenir avant, que l'on puisse trouver un compromis", déplore le directeur adjoint de la Patacrèpe Escale Borély.

Pourtant, de son côté, la mairie dit chercher des "solutions pérennes" à proposer aux restaurateurs, assure Hervé Menchon.

La municipalité devrait proposer aux commerçants d'installer leurs transats 10 à 15 mètres en amont du bord de mer dans le courant de la journée.