Marseille: le préfet ordonne la fermeture d'une école musulmane après des manquements

C'est une rue devenue bien calme dans le 15e arrondissement de Marseille. Et pour cause, l'école primaire hors contrat qui s'y trouve est accusée de favoriser le repli communautaire et a dû fermer ses portes après la publication d'un arrêté préfectoral et l'intervention de policiers, il y a une dizaine de jours.
De nombreux manquements y ont été constatés lors de trois contrôles effectués par les services de l'Education nationale.
"Le contenu pédagogique n'était pas garanti à cause d'enseignants sans diplôme" a expliqué le préfet de Provence-Alpes-Côte d'Azur Christophe Mimand dans son arrêté daté du 9 mars.
Les inspections ont aussi permis de constater des manquements "relatifs au contrôle de l'obligation scolaire et de l'assiduité des élèves", avec notamment des listes d'élèves qui ne correspondaient pas à la réalité. Enfin, l'Education nationale a découvert l'existence d'un organisme d'enseignement à distance rattaché à cette école coranique et non déclaré.
15 jours pour changer d'école
Des courriers de mise en demeure avaient déjà été adressés au responsable de l'établissement mais sa réponse n'avait pas suffi à rassurer la préfecture. En cas de non-respect de la demande de fermeture de l'école, le directeur encourt une peine d'emprisonnement et de 75.000 euros d'amende.
Les parents des 195 élèves scolarisés ont désormais 15 jours pour changer leurs enfants d'établissement. Une cellule dédiée a été ouverte au sein du rectorat, selon La Provence.
Contactée par BFM Marseille Provence, la direction de l'école n'a pas souhaité répondre à nos questions.













