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Marseille: l'ex-RN Stéphane Ravier relaxé pour injure sexiste envers Samia Ghali

BFM Marseille G.H. avec AFP
Stéphane Ravier, alors candidat RN à la mairie de Marseille, le 4 juillet 2020 dans la capitale phocéenne

Stéphane Ravier, alors candidat RN à la mairie de Marseille, le 4 juillet 2020 dans la capitale phocéenne - CLEMENT MAHOUDEAU © 2019 AFP

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En 2019, lors d'une conférence-débat, l'élu avait provoqué l'hilarité en lançant: "la sénatrice de Marseille, Madame Samia G., le point G. de Marseille".

La cour d'appel d'Aix-en-Provence a relaxé mardi le sénateur (ex-RN rallié à Zemmour) Stéphane Ravier qui avait fait appel de sa condamnation pour injure publique sexiste envers la maire-adjointe de Marseille Samia Ghali.

Condamné en 2021 à une amende de 1500 euros

L'élu avait été condamné le 11 mai 2021 par le tribunal correctionnel de Marseille à une amende de 1500 euros à la suite d'une plainte avec constitution de partie civile de l'ex-sénatrice socialiste.

Le 18 avril 2019, lors d'une conférence-débat à laquelle M. Ravier avait invité le polémiste d'extrême droite Eric Zemmour, l'élu avait provoqué l'hilarité en lançant: "la sénatrice de Marseille, Madame Samia G., le point G. de Marseille".

"Ces propos n'ont aucun sens, sauf à se lancer dans une exégèse dont l'issue est vaine", écrit la cour d'appel dans son arrêt que l'AFP a consulté.

Les juges d'appel ont estimé que ce "jeu de mots douteux visant à faire rire l'auditoire (...) n'assimile pas Samia Ghali à un objet ou à un symbole sexuel et ne fait en rien référence à sa sexualité".

Des propos qui "ne revêtent pas le caractère d'une injure"

Les propos de M. Ravier ne "revêtent pas le caractère d'une injure, ajoutent-ils, sans qu'il y ait lieu à porter quelque appréciation que ce soit sur le bon ou le mauvais goût de cette saillie qui s'inscrit dans un débat d'idées".

Les propos "n'ont pas excédé les limites admissibles qu'autorise la liberté d'expression", lit-on dans l'arrêt.

La cour a rejeté la demande de dommages et intérêts sollicitée par Stéphane Ravier pour abus de procédure, Mme Ghali ayant "simplement entendu exercer un droit qui lui appartient", observe la cour.

Lors de l'audience, Mme Ghali avait estimé que "la politique n'excuse pas tout", appelant les juges à "donner des limites". De son côté, Stéphane Ravier avait invoqué "un trait d'humour qui s'inscrit dans la liberté d'expression".

Dans un communiqué, M. Ravier a jugé que "cette procédure insensée n'honore ni la politique, ni celle qui l'a intentée. La Justice a su la remettre à sa place. J'attends avec impatience qu'elle me présente ses excuses publiques après avoir sali mon nom et mon honneur pendant trois ans".