Marseille: elle vit avec ses quatre enfants dans un logement infesté de cafards

Anne-Sophie Karine et ses quatre enfants vivent un calvaire depuis un an. Dans leur appartement à Marseille, près du marché du Soleil, des cafards tombent du plafond, sont sur les murs, au sol ou encore dans le panier à linge. Le logement est infesté de ces nuisibles. La Marseillaise a tout tenté: sachets, bombes, fumigènes anti-cafards, en vain.
"Naëlle a huit mois et quand elle veut marcher par terre, on a du mal à la laisser car elle court derrière les cafards ou sinon ils lui montent dessus. Elle ne peut même pas gambader à son âge", raconte la jeune femme à BFM Marseille Provence.
Anne-Sophie avait déjà dû quitter son ancien appartement qui avait l'objet d'un arrêté de mise en péril. La mère de famille pensait trouver un nouveau départ avec ce T4. Elle vit finalement un cauchemar.
Des cafards même dans les appareils électriques
L'immeuble entier est envahi par les blattes. Elles pondent des oeufs dans les conduits électriques et les électroménagers en les rendant inutilisables. Anne-Sophie a déjà perdu des machines à café, un micro-onde, un réfrigérateur, une gazinière si bien qu'elle a renoncé à cuisiner. Plus généralement, la qualité de vie de sa famille s'est dégradée. Ses enfants ramènent des cafards à l'école: "Ils ont peur", confirme-t-elle.
"Psychologiquement, c'est dur de vivre comme ça. Je fais des crises de spamosphilie car cela joue sur le mental, c'est stressant", assure Anne-Sophie.
La mère de famille a fait des réclamations auprès de Soliha Provence, l'organisme chargé du relogement temporaire des locataires évacués pour une mise en péril d'un bâtiment. Elle leur a demandé un autre appartement, "même plus petit", mais cela a été refusé.
Le bailleur lui avait proposé un logement dans le quartier Saint-Mauront, un des quartiers les plus pauvres de France. Anne-Sophie a refusé et attend de nouvelles suggestions.
L'agent missionné par la mairie indique avoir sollicité le bailleur de l'immeuble pour mener des opérations de désinsectisation.
"Le 6 septembre 2022, une désinsectisation a eu lieu dans cet immeuble. Certains locataires étaient absents, dont cette famille. Tous les logements n'ont donc pas pu être traités. Un second passage est prévu", justifie Soliha Provence.
Anne-Sophie estime cependant que les moyens mis en place sont très légers et inefficaces.













