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Législatives: dans les Bouches-du-Rhône, le RN refuse de participer aux débats

BFM Marseille Julien Desvages et Juliette Moreau Alvarez
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Le logo du Rassemblement national - AFP

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Les candidats Rassemblement national des 16 circonscriptions des Bouches-du-Rhône ne participeront à aucun débat dans les médias locaux lors de cette campagne express des législatives, préférant selon le parti "le terrain".

Une absence remarquée dans les Bouches-du-Rhône. Le Rassemblement national a annoncé que l'intégralité de ses candidats se présentant dans les 16 circonscriptions du département ne participeront à aucun débat organisé par des médias locaux.

BFM Marseille Provence, mais aussi nos confrères comme France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur seront ainsi contraints d'organiser des débats sans le RN.

"Les candidats préfèrent être sur le terrain", se justifie le parti d'extrême droite.

Des candidats RN varois suivent le pas

Dans le territoire voisin, même son de cloche ou presque pour ces élections anticipées. Quelques candidats RN dans le Var ont décliné tout débat, tandis que d'autres ont accepté d'affronter leurs adversaires politiques.

Sébastien Soulé, ancien policier de la Bac Nord investi par le Rassemblement national dans la 1re circonscription du Var a notamment refusé de débattre, tout comme sa consœur Laure Lavalette, députée sortante de la 2e circonscription varoise, et pourtant porte-parole du mouvement et habituée aux plateaux.

De son côté, le candidat du parti dans la 3e circonscription du Var Stéphane Rambaud a quant à lui accepté de débattre jeudi 20 juin à 18h30 sur BFM Toulon Var face à Isabelle Monfort, candidate Horizons de la majorité présidentielle.

Des candidats taxés d'amateurisme en 2022

Lors des élections législatives de 2022, quelques candidats RN s'étaient retrouvés en difficulté après avoir perdu leurs moyens lors de débats télévisés. Des candidats, souvent novices en politique, raillés pour leur amateurisme.

Mélanie Fortier, candidate de 24 ans dans la 2e circonscription de la Côte d'Or n'avait par exemple par su répondre à une journaliste de France 3 qui l'interrogeait sur la politique du RN en matière de services public. Le lendemain, Mélanie Fortier s'était justifiée évoquant une "première télé" et un "premier moment d'hésitation".

Un scénario répété dans plusieurs circonscriptions en France, comme dans la deuxième du territoire du Belfort où la candidate Sophie Carnicer a eu du mal à répondre à France 3 Franche-Comté tout au long du débat, avouant en plateau "ne pas avoir préparé". Même chose dans l'Aube, où Évelyne Henry a directement avoué après une question du journaliste de Canal 32 sur la défense du service public, se retrouver face à "une question piège" et "un sujet qu'elle ne maîtrise pas du tout".

Un manque de préparation globale qui avait certes émaillé la campagne du Rassemblement national mais qui n'avait pas empêché nombre de ces candidats de passer au second tour. Cette année-là, le parti a d'ailleurs été, pour la première fois, en mesure de former un groupe parlementaire.