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"Le chef a changé la carte": à Aix-en-Provence, les restaurateurs s'adaptent à la hausse des prix

BFM Marseille Thomas Bernabe et Charlotte Lesage
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Les prix à la consommation connaissent la hausse la plus forte depuis 37 ans, obligant les restaurateurs à s'adapter. À Aix-en-Provence, certains décident de retirer leurs produits ou augmentent leurs prix.

Marges réduites, une augmentation de 2,50 euros pour le saumon ou des plats retirés de la carte. En l’espace d’un an, les prix à la consommation ont augmenté de 5,8%. Cette hausse record, la plus importante depuis 37 ans, s'invitent sur l'addition et les cartes des restaurateurs en cette période estivale.

"Les produits ont tellement augmenté"

À Aix-en-Provence, il n’est pas nécessaire d'avaler les kilomètres pour constater les conséquences de cette augmentation des prix de l’énergie et de la consommation sur les établissements. Place des Cardeurs, les cartes des restaurants ont été revisitées ces derniers jours, les prix revus à la hausse.

"Le chef a changé des plats que nous avions sur la carte, explique à BFM Marseille Provence, Thomas Crest, le gérant du restaurant Les Baratineurs. Les produits ont tellement augmenté.."

Poulet, huile de friture, magret de canard ont été retirés, égrène le restaurateur. "On ne peut pas vendre un magret de canard à 35 euros, pour le client, ce n’est pas possible”, souligne Thomas Crest.

Hausse de deux euros par carte en moyenne

Sur cette même place, certains gérants n’ont eu d’autre choix que d’augmenter leur prix de deux euros par carte en moyenne. "Depuis qu’on a changé la carte, on a refait les prix, explique Eddie Fong, chef barman du Combarou. Certains prix ont été réajustés". Des tarifs qui varient aussi au gré des pénuries.

"Il manque de la moutarde, des huiles donc cela a un impact sur tous les plats proposés", souligne Antonin Fayet.

Ce lissage des prix, les hôteliers peuvent plus difficilement se le permettre. “Nombre de contrats sont négociés avec nos entreprises partenaires plus d’une année en avance, explique Corrine Legras, propriétaire de l’hôtel des Augustiers et référente UMIH. Idem pour certains tours opérateurs et certains groupes.”

L’établissement rogne sur ses marges, un passage obligé pour attirer la clientèle, présente en cette période estivale. Malgré une belle période d’été, la direction de l’établissement appréhende la saison hivernale. En effet, les tarifs ne pourront pas augmenter d’ici là.