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"Je pense que certains devraient parler": Benoît Payan souhaite l'engagement d'artistes marseillais contre le narcotrafic

BFM Marseille Alixan Lavorel
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S'il assure ne pas être là "pour les pointer du doigt", le maire de Marseille avance l'idée que les "artistes, journalistes, intellectuels ou écrivains" prennent publiquement la parole pour dénoncer le narcotrafic dans la cité phocéenne, un mois après l'assassinat de Mehdi Kessaci.

"Dans leur ensemble ils devraient parler". Ce mardi 16 décembre, le maire de Marseille Benoît Payan a adressé un message au monde culturel et "de la société civile", les invitant à dénoncer le narcotrafic dans sa ville, sur l'antenne de France inter.

"Il faut que toute la société civile: artistes, journalistes, intellectuels, écrivains" se mobilisent, selon l'édile marseillais.

Jul, Soprano, Zidane? S'il pense que "certains devraient parler" afin de provoquer une réelle prise de conscience des enjeux de ce sujet dans la société, Benoît Payan botte en touche au moment de nommer ceux qui devraient parler. "Les gens font comme ils veulent (...) Je ne suis pas là pour les pointer du doigt", ajoute-t-il.

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"400 menaces de mort" en deux mois

La raison de ce silence selon lui? "Quand on voit le niveau des politiques, on n'a pas trop envie d'entrer dans le débat", cingle le maire de Marseille.

Benoît Payan juge d'ailleurs que "le monde intellectuel dans son ensemble se désengage de la politique". Un acte manqué, un mois après l'assassinat de Mehdi Kessaci, frère du miliant anti-drogue marseille Amine Kessaci, qualifié de "quelque chose qu'on n'avait pas connu, un défi pour l'État", selon le maire de Marseille ce mardi matin.

Lors d'une marche blanche en hommage à la victime, juste après le meurtre survenu le 13 novembre dernier, le député marseillais (LFI) Manuel Bompard avait de son côté jugé sur BFMTV-RMC "qu'il y a des règles à fixer dans le débat politique et la première c'est d'éviter de faire des polémiques sur des drames". S'il ne voulait pas polémiquer sur le sujet, Manuel Bompard estimait aussi qu'il est important que la société "se mobilise dans toutes ses composantes contre la criminalité organisée".

Ce dernier confie par ailleurs avoir "reçu près de 400 menaces de mort ces deux derniers mois". Des menaces "pas claires" de "balles dans la tête", qui résonnent avec l'actualité récente dans la ville.

Alors qu'Emmanuel Macron est attendu dans la cité phocéenne ce mardi, Benoît Payan compte défendre les demandes de sa ville "regardée de loin".