"Ils veulent gérer l'eau du ciel": les canons anti-grêle divisent le monde agricole à Saint-Martin-de-Crau

130 décibels et 8 kilomètres de portée, impossible de passer à côté des canons anti-grêle de la commune de Saint-Martin-de-Crau (Bouches-du-Rhône). À l'approche des nuages, ils émettent des détonations pour casser les perturbations avant qu'elles n'éclatent.
Une pratique insupportable pour les alentours. Frédéric Lescot est éleveur de taureaux et ne peut que déplorer la situation. "C'est sans cesse! Quand ça commence à 3h du matin et que vous êtes couchés tranquillement... Ils sont sept ou huit arboriculteurs et ils veulent gérer l'eau du ciel", déplore-t-il au micro de BFM Marseille Provence.
"Ce n'est pas dire qu'on est contre les arboriculteurs, c'est dire qu'il n'y a pas de juste milieu, c'est ça qui est dramatique", ajoute l'éleveur excédé.
"Ça n'empêche pas la pluie"
Du côté des concernés, Jean-Louis Reverdy assume totalement sa position, mais conteste tout lien entre l'usage des canons anti-grêle et la sécheresse. "Quand il y a des orages de grêle et du tonnerre, on n'entend pratiquement pas le canon. Chaque fois que le canon marche, ça n'empêche pas la pluie. La semaine dernière, j'ai pris 15 mm d'eau", se défend l'arboriculteur.
Même si peu d'études scientifiques sur le sujet existent, le canon anti-grêle coûte en moyenne 40.000 euros. Une alternative moins onéreuse que les filets anti-grêle pour les agriculteurs.













